DES FEMMES : Les Trachiniennes - Antigone - Electre
Texte Sophocle - Traduction Robert Davreu - Mise en scène Wajdi Mouawad
"Ce qui ne m'étonne pas, ne me bouleverse pas". Les paroles de Mouawad lors de l'exceptionnelle rencontre avec son public en ce dimanche 22 janvier résonneront encore longtemps dans le théâtre de Namur. Devant une très nombreuse assistance, le metteur en scène libanais nous raconte sa vie, son parcours artistique, ses rencontres. "L'homme devient artiste en rencontrant l'art. Pas besoin de connaitre le malheur." Inévitablement, les auteurs grecs viennent à lui. Sophocle...
Trois tragédies unies par une nouvelle traduction, une troupe d'acteurs enthousiastes, la présence toute en sobriété de Bertrand Cantat (le choeur - personnage effacé qui commente l'action) dont la voix reconnaissable immédiatement emplit l'espace. Voix déchirante, forte, douloureuse et parfois douce posée sur une musique de Bernard Falaise, d'Alexander MacSween et de Pascal Humbert (ex-bassiste de 16 Horsepower). Dans toute sa puissance indéniable, Cantat apporte la démesure et la blessure des hommes (et en même temps sa propre blessure).
La traduction nouvelle de Robert Davreu des pièces de Sophocle est une langue simple et fluide. Il va traduire les sept qui nous soient parvenues et Wajdi Mouawad les montera toutes d'ici 2015 pour enfin les présenter dans leur intégralité dans le cadre de Mons 2015.
La mise en scène assez sobre pour les deux premières oeuvres devient moins conventionnelle et plus audacieuse (souvenons-nous de "Seuls") pour Electre. Wajdi Mouawad multiplie les effets artificiels, pluie, terre, boue, eau des libations, des purifications. Electre patauge dans la boue et s'ébroue dans un tonneau. Les protagonistes se lavent pour sepurifier le corps et l'âme.
Dans les rôles de Déjanire, Héraclès, Clytemnestre, saluons Sylvie Drapeau; dans ceux d'Antigone et de Chrysothémis, la dramaturge Charlotte Farcet et l'impressionnant Patrick Le Mauff dans les rôles de Créon et Egisthe.
Et puis voilà qu'apparait Electre. La très belle comédienne Sara Llorca nous subjugue. C'est une véritable tragédienne. Elle qui possède les moyens physiques et sensibles de porter le personnage donne à Electre sa vérité bouleversante cristallisant ainsi le projet du metteur en scène.
Près de cinq heures durant, c'est un chant à la fois vital et brutal qui s'est élevé de la scène namuroise. Déjanire meurt d'amour, d'avoir trop ou mal aimé son Hercule infidèle, puis de lui avoir enlevé la vie involontairement, accidentellement presque, par jalousie, en voulant le reconquérir. Antigone résiste à la tyrannie aveugle du roi Créon, jusqu'à mourir par principe et par amour pour son frère tombé au combat. Électre, malade d'un père assassiné par sa propre mère, ne trouve le repos que dans une vengeance sanglante et inhumaine.
Wajdi Mouawad nous parle de la beauté des femmes, de leur force, de leur grandeur, de destins tragiques. Les mythes dont s'inspire le théâtre antique nous racontent des vérités universelles, pas toujours belles sur nous-mêmes, sur nos peurs, nos faiblesses, nos rêves, nos joies et nos misères.
Même s'il arrive avec un peu de retard, les fans des Doors vont recevoir ce cadeau de Noël avec grand plaisir. Alors que Warner proposera fin janvier une version liftée de L.A. Woman plus de quarante ans après la sortie en avril 1971 du sixième album du groupe californien - Jim Morrisson, alcoolo et junkie au dernier degré mourra le 3 juillet de la même année dans une chambre d'hôtel à Paris -, un inédit de l'enregistrement studio finalement non retenu surgit.
Son nom: She Smells So Nice. Sa durée: 3 minutes 27.
S'il n'atteint évidemment pas les sommets empruntés par les mythiques morceaux LA Women et Riders on the Storm, ce She Smells So Nice se nourrit toutefois de la même veine bluesy des dix morceaux qui forment cet album culte.
Cette réédition de LA Woman proposera également des version alternatives de Love Her Madly, Riders on the Storm et du titre qui donne son nom à l'album.
Un DVD making of des sessions d'enregistrement doit voir le jour courant 2012.
from the CITY SLANG Press Release: “”Making albums is a tricky thing; writing, arranging, playing, recording, mixing, all so important to get right. Then there is that other element which permeates everything; desire. If you have this, you can fuck up any or all of the above and still succeed in making something beautiful. We have experienced this many times. What happens when you get all of those other elements right too? Something we have only felt once before.” (Stuart A. Staples)
1. Chocolate 2. Show Me Everything 3. This Fire Of Autumn 4. A Night So Still 5. Slippin’ Shoes 6. Medicine 7. Frozen 8. Come Inside 9. Goodbye Joe
“At the albums heart lies the memory of the people we have lost in these last two years, but we were in no mood to be maudlin. It’s to them. But it’s for us. We are still drinking, laughing, crying, fighting, fucking, making our music. They wouldn’t have wanted it any other way.”
Stuart Staples, éternel leader des élégants et ténébreux britanniques Tindersticks, donne sa première interview de l’année à Obsküre Magazine. Il livre aux lecteurs les clefs d’un nouvel album, "The Something Rain", où se dévoile un Tindesticks raffermi, plus intimiste et sombre que sur ses derniers travaux. La mort a pavé son chemin, mais le groupe en tire une étrange lumière. (Photo : Christophe Agou)
James Thiérrée (La Symphonie du Hanneton, La Veillée des Abysses, Raoul) recherche pour sa prochaine création en janvier 2013 des danseurs. Grande technique et expériences de scène sont souhaitables, danse fortement physique, radicale et instinctive, jeu corporel et théâtral (vertige s'abstenir).
Lors du 50ème anniversaire de la Bataille des Ardennes, fut publié en décembre 1994 un ouvrage de Jean-Louis Giot, intitulé "Verdenne 1944", suivi de "Mon Noël 1944", récit d'Albert Gaillard.
Décembre 2011, ce livre est réédité par l'Edition Memory Presse dirigée par Jean Henrotin. Cet ouvrage relate les évènements réels tels qu'ils se sont déroulés en décembre 1944 et janvier 1945 à Verdenne et dans la région.
Le lecteur découvre ainsi toutes les opérations militaires entreprises pour le contrôle de la route Marche-Hotton avec toutes les conséquences que la population civile a vécues dans la crainte et l'incertitude. Les auteurs se sont intéressés plus particulièrement aux faits qui eurent lieu entre le 20 et le 26 décembre 1944 à Verdenne, Bourdon, Marenne et Menil-Favay.
Ce livre est en vente à la librairie "Night and Day", rue Notre-Dame de Grâces à Marche-en-Famenne.
La première partie du document comprend une étude réalisée par René Hoven et Frédéric Warzée intitulée "Les croix d'occis des communes de Marchen-en-Famenne, Hotton et Rendeux". Ces croix sont des petits monuments qui rappellent le souvenir de quelqu'un mort subitement en dehors de son habitation (mort naturelle, accidentelle ou criminelle). Elles se situent généralement au bord des chemins.
La seconde partie est consacrée aux souvenirs du séminariste-brancardier Edouard Potier qui a laissé un document intéressant sur la vie dans les tranchées de l'Yser pendant la guerre 14-18.
Enfin, la troisième partie est un travail très fouillé de Maurice Petit qui nous raconte l'histoire du réseau de renseignements Clarence au service des Alliés lors de la seconde guerre mondiale et de son fondateur, le résistant Walthère Dewé.
Tout d'abord, M. Dubru nous conte l'histoire d'une famille française appellée d'Hoffalize. Les origines de cette famille que l'on s'efforce de raccrocher aux seigneurs d'Houffalize sont très obscures.
Second article : "Au début du XXe siècle, une famille houffaloise : les Dislaire" suivi par "Les scieries houffaloises" de Louis Dislaire.
Ensuite, M. Nollomont raconte comment un paysage de Houffalize reproduit sur une carte postale a inspiré l'illustrateur d'un billet de banque émis au Grand Duché de Luxembourg en 1943.
Pour terminer, Joseph Neysen nous explique dans le détail le dernier vol du bombardier B-24 "Pégase" qui s'est écrasé en septembre 1944 dans la région de Gouvy-Rogery.
Le Botanique à Bruxelles présente une exposition originale jusqu'au 29 janvier 2012 intitulée "WUNDERKAMMER : cabinet de curiosités contemporain".
Le principe d'un cabinet de curiosités est simple : rassembler en un lieu des objets extraordinaires, collectionnés pour le plaisir de les montrer.
L’exposition construite par le commissaire Antonio Nardone offre différents niveaux de lecture : tout d’abord un choix personnel d’œuvres et d’artistes contemporains (principalement belges) comme Jan Fabre, Wim Delvoye ou Jean-Luc Moerman, mais aussi toute une série d’artistes moins connus qui méritent le détour. Un seul point commun rassemble les œuvres qui pré-existaient à l’exposition, un certain rapport à la nature.
Il propose ensuite une scénographie qui fait résonner les objets entre eux. Le Museum a été aménagé pour se concentrer en un espace sombre, éclairé par des lustres.
Comme chaque objet remarquable est censé faire rêver le monde, Antonio Nardone a demandé à un auteur de raconter une histoire sur chacun des artistes, en laissant courir son imagination à partir de l’une ou l’autre œuvre présentée.
Pour compléter l’expérience de la visite et de la lecture, le visiteur sera également plongé dans un environnement sonore, constitué d’une vingtaine de plages musicales compilées par l’ASBL RED, un collectif qui s’est prêté au jeu des mélanges musicaux, entre Benjamin Britten, Einstürzenden Neubauten, Coldcut et Depeche Mode.
En conclusion, une exposition extraordinaire à voir et à revoir avec ce mélage d'oeuvres savamment organisé. Une impression d'étrangeté et de mystère...
Oeuvres de Pascal Bernier, Ulrike Bolenz, Charley Case, Eric Croes, Wim Delvoye, Laurence Dervaux, Yves Dethier et Olivia Droeshaut, Jacques Dujardin, Jan Fabre, Alessandro Filippini, Manu Geerinck, Roberto Kusterle, Alexandra Leyre Mein, Jean-Luc Moerman, Michel Mouffe, Vincent Solheid, William Sweetlove, Bénédicte van Caloen, Patrick van Roy, Sofi van Saltbommel.
Chaperon Rouge ou Blanche Neige, des personnages de contes qui continuent de titiller les plus grands plasticiens du 21° siècle. Mais attention, le conte ne s’adresse pas qu’aux enfants…
Attention, il ne reste plus que deux jours pour visiter cette expo à la Maison de la Culture de Namur. C’est l’occasion de voir ces héros des contes, comme vous ne les avez jamais vus. L’expo balade le visiteur dans l’univers des grands personnages que l’on associe souvent à Disney. Mais au-delà de l’image et des apparences, l’aventure est tout autre.
Alice Anderson, Matthew Barney, Catherine Baÿ, Katia Bourdarel, Will Cotton, Wim delvoye, Jim dine, Anna Gaskell, Karen Knorr, Kiki Smith Du 24 septembre au 30 décembre, tous les jours, de 12 heures à 18 heures sauf le 25 décembreà la Maison de la Culture, 14, Avenue Golenvaux, à Namur.
La Blanche-neige de Wim Delvoye - photo: Christine Pinchart
Un conte qui prend sa source sur le plateau de la tradition orale. Jean-Michel François, co-commissaire de l’exposition avec Olivier Duquenne : « On retourne aux sources du conte, qui n’est pas destiné aux enfants. Les contes étaient réservés aux veillées pour les adultes, même si les enfants venaient s’y greffer. Comme cette expo qui n’est pas destinée à tous les regards« .
Et le côté érotique des contes de fées on le retrouve dans l’exposition, avec une sorte de cabinet des curiosités, dédié à l’unique artiste belge du lieu, Wim Delvoye. Heureusement, ses oeuvres sont bien à l'abri des regards des enfants.
Pour aider les familles anglaises à retrouver la tombe de leur proche tué lors de l'Offensive des Ardennes en décembre 1944 et enterré au cimetière d'Hotton, voici le lien vers trois sites :
To help English familiesfindthe grave oftheir loved onekilled in theBattle of the Bulge (Hotton - Verdenne - Menil-Favay)in December 1944, here is thelink tothreesites:
Comme la playlist du concert n'a guère varié depuis le Cirque Royal, nous allons surtout relever les autres différences. Tout d'abord la salle du Zénith. Agréable surprise. Une fosse spacieuse pouvant accueillir plus de 2.000 personnes et des gradins confortables. Disons que c'est un petit Forest National amélioré. Et pour ne rien gâché, un son excellent (par rapport à la salle bruxelloise, il n'y a pas de discussion). Bref, nous avons enfin trouvé une très bonne salle de concert proche de nos frontières.
La première partie: Archimède. On n'a rien contre ce groupe. C'est de la chanson française gentille. Par contre, le chanteur avec ses airs de l'insupportable Liam Gallagher d'Oasis nous a profondément agacé. Un conseil : un peu plus de naturel ne peut nuir à un groupe qui a certainement de l'avenir.
Le concert de HFT? Bon dans son ensemble. Rien d'extraordinaire à ajouter par rapport à octobre, exceptée la participation de Lucas Thiéfaine (son fils) à la guitare acoustique sur le titre "Mathématiques Souterraines". Un jeu de lumières plus élaboré qui n'avait pas sa place au Cirque a rendu l'atmosphère encore plus "magique". Le final avec "Les Filles du Sud" nous a surpris, par contre, avec la mise en scène guignolesque du t-shirt. HFT lentement enlève son t-shirt, se retrouve torse nu comme sur la pochette de son dernier album, s'essuie le visage et le jette avec désinvolture dans les premiers rangs du public. Musiciens excellents mais la guitare d'Alice ne nous a toujours pas convaincu.
Parlons maintenant du public. Des spectateurs français bizarrement amorphes, "mous du genou", indisciplinés aussi. Des flashs intempestifs d'appareils photos ont forcé HFT à arrêter au milieu de la deuxième chanson et à demander aux fouteurs de troubles de stopper ce mitraillage.
Finalement, on a senti un Thiéfaine sur scène plus à son affaire, plus présent, moins absent qu'à Bruxelles. Mais, HFT ne "grandit" pas avec l'âge. Il ne sera pas avec les années passant un nouveau Bashung, ce dernier étant devenu à la fin une "légende" de la chanson française. Thiéfaine a connu ses plus belles années il y a 20, 30 ans. La période Sterne était la meilleure et le chanteur le sait. Ses concerts actuels ne sont plus des grandes messes. Ce sont des tours de chants simples, sans grande émotion, accompagnés souvent par un public calme et silencieux. HFT s'arrêtera-t-il après cette tournée? En tout cas, s'il continue sur cette voie, il est certain qu'il se fera vite oublier.
Salle des fêtes de Marenne (Hotton) construite en 1906, pour y dire la messe, en attendant la construction de l'église en 1908. Cette salle servit aussi de théâtre. Entre les deux guerres, on y interprêta notamment "Nos héroïques aïeux sous la Révolution française", pièce écrite par l'abbé Dernivoy, qui raconte l'histoire de l'abbé Saint-Viteux. Ce prêtre, réfractaire aux envahisseurs français, était obligé de se cacher et de célébrer les messes, à partir de 1797, dans les bois, conférait les sacrements chez Monsieur Rock à Menil-Favay ou au château-ferme de Bourdon. Jusqu'en 1802, les messes ont été dites tantôt dans une cave, tantôt dans une grange. Il a rayonné de Focagne à Grimbiémont, de Champlon-Famenne à Hampteau. Son autel portatif a été conservé chez le Docteur Toussaint à Dolhain. Où se trouve-il aujourd'hui? Cette oeuvre est-elle encore en dépôt dans un grenier de Marenne ou environs? Dans une bibliothèque communale? Nous serions intéressé par la lecture de cette pièce.
C'était pas la peine de crier ce vendredi à 16h00. On voyage en Allemagne, en Suisse allemande, dans le Jura suisse... Voiture rapide, musique rapide. Sonorité du mot sans signification. Transe! Espace créé par la guitare. Paraphrase autour de motifs de musique romantique. Une guitare didactique et narrative. Textes et sample. "Le temps est autre chose pour lui. Je suis heureux." Voix et répétition. Couches de paroles de voix aimées et de fantômes. Du montage dans l'air ou l'espace d'un roman. Spicer, Deleuze, archives sublimes et funèbres. Musique au présent et ancien, boucle étrange. Ecriture et musique inspirées, rythme ouvert et passionnant. Radioactivité, reprise et variations. Remède et geste iconoclaste à la voix d'Einstein. Minimal et variabilité de la guitare, écart joué avec le plaisir de la danse. Chauffeur de salle à la libertée diminuée. Surgissement du moment du concert non improvisé. Boucle travaillée à l'effet enregistré sur boucle ancienne. Entrechoquement, machine, voix de Goethe à la gorge du grand maître. Machine à voix. Emotivité et articulation lente. Langue ambivalente au blocage tardif. "Love letter" à la bonne Allemagne. Herzog et l'abécédaire à l'origine de l'orphelin de l'Europe. Robinson et enfants sauvages aux romans de formation. Apprentissage rapide : L'Énigme de Kaspar Hauser . Le rêve au collage d'une caravane dans le désert. Intonations précieuses. Sample funèbre et mélancolique et code d'images merveilleuses. Image projetée. Enfance sollicitée par les souvenirs mixés par le contraire... Da Da Da. Venons de loin...
Carte DCR de Gênes (commune de Rendeux) - Le Village. Oblitérée le 10 octobre 1914.
On aperçoit au centre de la carte le clocher de l'ancienne chapelle Saint-Isidore. Bâtie au XVIIIème siècle, cette église fut restaurée vers 1784, 1872, 1880 et en 1894 par l'architecte Remont. Malgré ces travaux, elle se détériora au fil des années. Durant la seconde guerre mondiale, le curé de Hodister et de Gênes opta pour la reconstruction d'une nouvelle chapelle. Entre-temps, elle subit des dégâts lors de l'Offensive des Ardennes, fut démolie et remplacée par un baraquement allemand.
Il faudra attendre avril 1966 pour que la première pierre de la nouvelle église (imaginée par l'architecte Roger Bastin) soit posée.
Source : "Un autre regard sur nos églises et nos chapelles" par Jean-Marie Antoine, Rendeux, 2011.