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24.04.2012

Théâtre de Namur : la nouvelle saison 2012-2013 accueille James Thierrée et son nouveau spectacle Tabac Rouge

Décidément, James Thierrée aime Namur et le public le lui rend bien. En effet, pour son nouveau spectacle, l'artiste sera encore une fois présent sur la scène namuroise.

Voici quelques détails : le nouveau spectacle de Thierrée s'intitule "Tabac Rouge" et sera présenté au Théâtre royal de Namur du 19 au 28 mars 2013.

Nous vous invitons à feuilleter le programme complet de la saison 2012-2013 via ce lien http://issuu.com/tdn1213/docs/tdn_journal-basse_def?mode=...

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james thierrée,namur

james thierrée,namur

(N'ayant pas les droits sur les 2 photos, si vous le désirez, je peux les enlever.)

26.03.2012

Tournée mondiale 2012 de Leonard Cohen

 

Leonard Cohen à Gand

Leonard Cohen débutera sa nouvelle tournée mondiale par deux concerts sur la Place Saint-Pierre de Gand, les 12 et 14 août. Les tickets (places numérotées uniquement) sont mis en vente à partir de ce vendredi 30 à 9 heures, via www.sherpa.be ou le 070/25.20.20. Au prix de 58,5, 78,5, 88,5 ou 98,5 euros (frais de service et navettes depuis et vers les parkings de Flanders Expo inclus).

leonard cohen

23.03.2012

Hubert-Félix Thiéfaine, l'artiste français préféré des auditeurs de Classic 21

 

Sondage proposé par Classic 21 ce vendredi 23 mars

http://www.rtbf.be/classic21/

Quel est votre artiste/groupe francophone actuel préféré ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Hubert-Félix Thiéfaine est l'artiste français préféré des auditeurs de Classic 21.
 

18.03.2012

Rodolphe Burger et Liz Green : Hommage au Velvet Underground

Arte Live Web et fip Radio proposent ce lundi 19 mars 2012 à 20h30 un concert exceptionnel : Rodolphe Burger et Liz Green : Hommage au Velvet Underground.

http://liveweb.arte.tv/fr/video/Rodolphe_Burger_Liz_Green...

Une année riche en anniversaires pour le Velvet Underground. Le premier est triste : le producteur et illustrateur du mythique Velvet Underground and Nico, le pape pop Andy Warhol nous a quittés il y a 25 ans. Lou Reed, en revanche, fête ses 70 ans.

Le Velvet Underground est sans doute le groupe le plus important dans l’histoire du rock exigeant et radical. Une influence majeure pour Rodolphe Burger, au sein de Kat Onoma, et tout au long de sa carrière en solo. A tel point que celui-ci vient de publier un album d’interprétations des chansons des New-Yorkais.

Liz Green, la Blogothèque l’avait découverte il y a plus de 3 ans, et l’a depuis filmée en Concert à emporter. Elle prodigue ses petites chansons folks fragiles, donnant pour une fois au concept de Retromania une couleur plutôt heureuse. Simplement beau.

rodolphe burger,liz green,velvet underground

Il est à noter que depuis la Belgique vous ne pourrez pas normalement (sauf miracle) suivre en direct le concert sur Arte Live Web. Il faudra patienter au moins une heure après le concert pour avoir enfin la possibilité de le voir. Par contre, sur fip Radio, on devrait pouvoir l'entendre en direct.

11.03.2012

Atom Heart Mother sur France Inter

L'EMISSION SPECIALE

La musique elle est effectivement juste là, c’est une vibration comme le dit Christophe dans notre générique. Et quelle vibration cet après midi sur France Inter où vous allez avoir la chance d’écouter une version inédite du morceau des Pink Floyd "Atom heart Mother", extrait de l’album du même nom sorti en octobre 1970. Cette nouvelle version a été interprétée par l’orchestre philarmonique de Radio France le 12 janvier dernier au théâtre du châtelet avec la participation exceptionnelle de Ron Geesing co-compositeur de l’œuvre avec les Pink Floyd. Un évènement organisé dans le cadre des programmes pédagogiques de l’éducation nationale. Puisque cette année l’étude de "Atom heart Mother" est au programme des étudiants qui passe le bac dans la filière musique ainsi d’ailleurs que pour ceux qui sont inscrits dans la filière générale et qui peuvent choisir en option ce sujet. C’est donc cet après midi un numéro de "quand la musique donne" exceptionnel qui pourrait s’intituler "passe ton bac avec les Pink Floyd". L’occasion pour certains d’aller à la découverte ou la redécouverte de ce morceau emblématique des Pink Floyd. Mais juste avant de retrouver deux lycéens qui ont assisté à ce concert exceptionnel que vous allez écouter cet après midi sur France Inter et qui sont ici en studio avec moi en compagnie deJean Jacques Justaffré, le chef d’orchestre qui a dirigé cette représentation exceptionnelle. Mais avant cela petit retour sur la génèse du groupe Pink Floyd avant 1970.

LE PROGRAMME DU CONCERT

Présenter dans un même programme Varèse et Pink Floyd n’est pas faire œuvre de confrontation mais de dialogue. Un échange de bons procédés harmoniques au pays des précurseurs. "Déserts" et "Atom Heart Mother" vont donc se succéder sur la scène du théâtre du châtelet et ainsi prolonger cette conversation entre ce que l’on dénomme souvent la musique savante avec la musique pop. Varèse a expliqué le choix du titre "désert" comme tel : "Pour moi c’est un mot magique qui suggère des correspondances à l’infini". C’est exactement ce que l’on trouve aussi dans cette œuvre singulière des Pink Floyd, première tentative de créer dans un registre pop et électrifiée une suite en plusieurs mouvements. Aujourd’hui, il convient d’écouter cet album (le cinquième du groupe) en se souvenant qu’il fut publié en 1970. En cela, il est symbolique d’une nouvelle ère qui s’ouvre. Le rock des pionniers est déjà loin, le blues rock de Janis Joplin s’est malheureusement dilué avec sa disparition. Emmené par la figure emblématique de Syd Barett qui offre aux débuts de Pink Floyd une psychologie à la fois underground et tourmentée, les premiers albums du groupe sonnent le réveil d’une alternance psychédélique radicale. Jusqu’au jour où soudain Pink Floyd quitte le berceau du dit psychédélisme pour se tourner vers un rock progressif. Symphonies d’harmonies et de dissonances classiques, le disque s’ouvre sur un premier morceau magistral. Probablement une des plus grandes compositions du groupe : une longue suite orchestrale pour cuivres, violoncelles et chœurs composée et jouée par un groupe de rock. "Atom Heart Mother" ouvre la Face A de l’album. C’est une suite instrumentale en cinq mouvements. Les cuivres s’accordent entre eux et c’est parti pour une cavalcade héroïque qui entre dans la légende du rock. Le romantisme floydien nait aussi à cet instant dans cet acte fondateur et aime se confronter à cette tentation de la grandiloquence. Celle d’un pompiérisme rock qui se découvre également. Ecoutez la suite de chœurs qui se structurent en montée et c’est tout à coup le Carmina Burana de l’allemand Car Off qui percute le krautrock naissant. En cela ce disque est profondément illustratif de la vitalité créative du rock européen qui s’affirme alors. Et c’est précisément dans cet espace en construction que Pink Floyd va chercher la collaboration de Ron Geesin, musicien avant gardiste et sorcier du son qui fait alors parler les machines. Qui finissent par respirer, soupirer, et jouir. L’apport de ce cinquième homme est crucial. Il offre à Pink Floyd de ne pas céder aux sirènes du lyrisme symphonique et de rester dans un environnement qui nous rapproche précisément du travail de Varèse dans "désert". Un travail et une réflexion sur la production d’une matière sonore qu’elle soit industrielle ou jouée. Le son ou le bruit de la ville chez Varèse livre son paysage mental. Le rock de Pink Floyd offre ses images en cinémascope. Faut il rappeler qu’avant Pink Floyd il n’existait aucune animation vidéo sur une scène de rock ? Depuis la publication de cet album de Pink Floyd, de nombreuses analyses sont venues offrir à cette œuvre majeure, une explication scientifique. Nul n’est besoin ici de les reproduire. Elles ont certes contribué à la reconnaissance institutionnelle d’une musique qui, rappelons le, est née d’une rébellion contre l’académisme. Le rock progressif de Pink Floyd de "Atom Heart Mother" est une contestation de l’ordre musical établi. Il prétend donc avec raison que l’exploration, la recherche électro acoustique, la quête d’une écriture classique n’est plus le privilège du monde de la musique classique ou contemporaine. Casser les formats de l’architecture pop en vogue (couplet/ refrain : couplet/ refrain/ pont/ refrain), contester l’ordre radiophonique d’alors, poser les interrogations métaphysiques sur le futur, imaginer des contemplations musicales qui évoquent la puissance des substances psychotropes, donner à l’album un titre qui s’inspire d’un stimulateur cardiaque nucléaire, photographier une vache pour illustrer la pochette du disque où le nom du groupe n’apparaît même pas… Toutes ces intentions doivent nous rappeler, si besoin, que l’entrée au programme du baccalauréat d’une telle œuvre, ne doit pas en amoindrir sa portée subversive. Au théâtre du châtelet le rock sera expérimental ou ne sera pas.

 

LE CONCERT  diffusion du concert spécial bac de L'ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE RADIO FRANCE

enregistré le 12 janvier 2012 au Théâtre du Châtelet, Paris

(photo : Jean-François Leclercq)

avec :

Jean-Claude Auclin, violoncelle
Ron Geesin, piano
Serge Munuera, orgue Hammond
Amaury Filliard, guitare électrique
Philippe Chayeb, guitare basse électrique
Claude Salmieri, batterie

Ensemble vocal "Les Métaboles", Orchestre Philharmonique de Radio France

Jean-Jacques Justafré, direction

07.03.2012

Tindersticks : tout en mélancolie

Mardi 6 mars, Bruges, ville déserte par cette froide soirée d'hiver. Dans le quartier du Concertgebouw, par contrela foule est bien présente. La salle de concert qui vient d'ouvrir ses portes, se remplit très rapidement. Les premiers rangs sont pris d'assaut. Les spectateurs confortablement installés attendent patiemment que le groupe Tindersticks fasse son apparition sur la scène.

20:00. Première partie : Thomas Belhom. L'artiste français est seul, accompagné d'une guitare et d'un clavier, et entouré de sa batterie. Quelques notes de guitare introduisent ses chansons, s'enregistrent ensuite pour permettre à Belhom de s'installer derrière ses percussions. Les chansons sont lentes, douces et répétitives. Son nouvel album "Rocéphine" sort ce 12 mars.

Arte Live Web : "Un disque qui aborde des thèmes difficiles, la maladie, la mort. Un disque ample, et à la fois plus fragile, où l’usage un rien plus présent de la langue française évoque au loin Dominique A. De ses voyages, qui témoignent de tout sauf d’une errance, Thomas Belhom en retient aussi des amitiés. De Volker Zander de Calexico à Paul Nihous de Lambchop, en passant, surtout et avant tout par Stuart Stapples de Tindersticks. Invité sur l’un des titres de cet album, c’est lui qui a demandé à Thomas d’ouvrir pour les concerts du groupe".

21:00. Tindersticks entame son spectacle.

Les 6 musiciens vont reprendre la plupart des titres du nouvel album "The Something Rain". Ainsi se succèderont : Chocolate, Show Me Everything, This Fire of Automn, A Night So Still, Slippin'Shoes, Frozen (de loin notre préférée) et Come Inside.

Des titres plus anciens viendront s'ajouter à leur set comme Blood, qu'on retrouve sur leur premier album (Tindersticks), If You are Looking for a Way Out ou encore Dick's Slow Song. En rappel, le groupe a eu l'excellente idée de reprendre ces deux chansons extraordinaires: 4:48 Psychosis et Cherry Blossoms. Enfin, le dernier titre qui clot ce show est Medecine. 22:30 Standing ovation!

Ce qui nous a séduit dans ce concert qui nous a cependant semblé à certains moments trop lent et trop mélancolique, c'est le son nouveau de la guitare. Celle-ci, beaucoup plus présente sur le dernier album, se marie parfaitement avec le saxophone. Pour se faire une idée précise et sa propre critique, il suffit de voir et d'écouter le concert enregistré à Paris le 5 mars pour Arte Live Web :  http://liveweb.arte.tv/

04.03.2012

Tindersticks en direct du Trianon sur Arte Live Web ce lundi 5 mars

Tindersticks sera filmé ce lundi 5 mars lors de leur prestation scénique au Trianon de Paris dès 21h00.

http://liveweb.arte.tv/fr/video/Tindersticks_en_direct_du...

 

Après plus de 20 ans de carrière, Tindersticks évolue toujours dans un clair-obscur au charme suranné que l’atmosphère mélancolique et vénéneuse de son 9ème album ne viendra pas démentir. Entre folk spectral, orchestrations élégiaques et tentations d’aller vers une légèreté soul, le bateau a pourtant souvent tangué. Après Waiting For The Moon en 2003, le chanteur Stuart Staples – émigré en France, dans la Creuse - avait tenté l’aventure en mode solitaire. C’était pour mieux tout reconstruire et revenir aux affaires collectives en 2008, avec le remarquable The Hungry Saw qui inaugurait une sorte de deuxième jeunesse pour le groupe.

Entre temps, les Anglais s’étaient aussi fait l’auteur des bandes originales des films de Claire Denis (de Nénette & Boni à White Material), récemment rééditée en coffret, avant qu’une belle alliance entre City Slang et Constellation décide d’accueillir les nouvelles productions d’un groupe dont la géométrie, recentrée autour de ses trois membres fondateurs, ne cesse de varier.

The Something Rain sonne à première écoute un peu plus électrique et rapide que ses prédécesseurs, et apparaît comme une étape supplémentaire dans la mue d’un groupe qui ne cesse d’habiller différemment sa mélancolie douce-amère. Les débuts furent très orchestraux, ici les armes sont plus variées : on y entend ici une boite à rythme vintage, du spoken word ou encore une touche d’un funk délicat et discret.

Une chose demeure : Stuart et ses petits amis font toujours dans la dentelle majestueuse. Et, on l’espère, dans les prestations scéniques bouleversantes.

Crédits

• Artistes : Stuart A. Staples (chant, guitare), David Boulter (claviers, cloches), Neil Fraser (guitare électrique), Earl Havin (batterie), Dan McKinna (basse, choeurs) • Réalisateur : Laurent Hasse • Cadreurs : Eric Blanc, Florence Levasseur, Hervé Laousse, Jerôme Valin, Jean Luc Courtel • Son : Benoit Gilg, Corentin Vigot, Antoine Secondino • Production : Sombrero & Co - TV Rennes 35 David Guillot (Ingénieur de la vision)
Photo : Christophe Agou

01.03.2012

This Is A Velvet Underground Song That I'd Like To Sing

L'album de Rodolphe Burger: This Is A Velvet Underground Song That I'd Like To Sing est enfin sortiLe musicien alsacien, rendant hommage au Velvet Underground, reprend quelques unes des chansons cultes du groupe new-yorkais en durcissant parfois le ton originel en électricité et larsen. Mais certains disserteront mieux que nous sur cette tranche de reprises.

rodolphe burger,velvet underground

(Exemplaire signé par Rodolphe Burger et Berberian)

Justement, parlons du terme de "reprises". En 2006-2007, Burger a dirigé un séminaire au Conservatoire de Strasbourg qui avait pour thème, la reprise. Nous allons retranscrire quelques extraits d'un livre intitulé "Variations sur la reprise", Conservatoire éditions, Strasbourg, 2010 qui nous montrent à quel point la reprise obsède Burger.


SESSION ACOUSTIQUE OUIFM - Rodolphe Burger - La... par radioouifm

"Le point de reprise est le point par lequel on repasse pour reprendre un processus qui a été interrompu, et lorsque cette interruption a été un peu trop brutale ou confuse, on reprend, mais un peu en arrière."

"Sur un réseau, c'est un retour en arrière sur la transmission, de façon à pouvoir corriger une erreur qui se serait produite".

"La reprise, c'est un point d'arrimage dans ma pratique: il se trouve que je n'ai pas arrêté, depuis que je fais de la musique, de reprendre, de faire des reprises, de reprendre ces reprises, de manière sempiternelle. C'est quelque chose qui m'interroge moi-même: pourquoi ai-je ce besoin de reprendre, et de reprendre des reprises? ... Parmi les reprises que j'ai enregistrées, il y a un peu toutes les variantes; il y a des reprises qui sont assez fidèles, qui visent à la simple remémoration, la ré-évocation de quelque chose qui possède un charme. A certains moments, ce qui est visé, c'est presque une sorte d'élévation au carré d'un charme, un charme ré-évoqué. A d'autres moments, on vise ce dont parle Peter Szendy dans son livre Ecoute, une histoire de nos oreilles : la reprise intervient comme une manière d'écrire son écoute, de faire entendre la façon dont on entend soi-même un morceau. Le morceau devient alors un objet tout à fait singulier: c'est un objet qui acquiert une dimension musicale, c'est un objet auquel s'ajoute une nouvelle dimension, un effet de profondeur, un effet de 3D ou d'élévation au carré".


SESSION ACOUSTIQUE OUIFM - Rodolphe Burger -... par radioouifm

"L'avantage de la reprise, c'est que l'on peut s'appuyer sur un élément qui, en général, joue à fond dans la chanson et y introduire une perturbation par d'autres moyens."

"La reprise permet de dire sans dire, ou de dire tout en disant aussi autre chose, de produire un décalage".

"Reprendre, ce n'est surtout pas répéter. Reprendre, c'est répéter en variant, en faisant varier. Reprendre consiste à répéter différemment: c'est ce paradoxe, ce double aspect de la reprise qui me paraît fondamental dans le phénomène musical en général. C'est cela qui m'intéresse le plus. Pour quelles raisons? Il y a dans la musique quelque chose qui pousse à la répétition. Il y a en même temps une exigence simultanée qui paraît contraire, qui pousse à la variation, à l'invention, à la différenciation: le contraire d'une pure et simple reproduction. La reprise est dans cette double exigence: celle d'une répétition et celle d'une variation. J'ai envie de poser cela, d'une manière extrêmement générale, comme une loi qui prévaut dans la musique".

Nous avons pensé qu'il était intéressant de présenter ces extraits. Burger, tout au long de sa carrière, n'a jamais cessé de reprendre. Dernièrement, on l'a encore entendu: Billie Jean de Jackson ou Da Da Da de Trio. D'ailleurs, Burger n'a-t-il pas pris aussi l'habitude de varier un de ses propres titres: Cheval-Mouvement?

26.02.2012

Billie Jean par Rodolphe Burger

On ne peut s'empêcher de partager cette vidéo postée par Jojo la Frite (qu'il ne nous en veuille pas de l'avoir empruntée...)

Rodolphe Burger reprenant Billie Jean de Michaël Jackson. Surprenant!

Nous vous invitons aussi à lire le compte rendu de Jojo concernant le concert de Burger donné le 11 février aux "Trois baudets".

http://hetf.blogspot.com/2012/02/rodolphe-burger-trois-ba...

25.02.2012

After and Old Photo par Leonard Cohen

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23.02.2012

Tindersticks : The Something Rain

La musique et les paroles de Tindersticks - maintenant dans leur troisième décennie - ont toujours été construites autour d'un mélange d'émotions. Le groupe explore la tristesse et le chagrin, mais cela est fait de si belle manière que l'on ne manque pas à chaque nouveauté d'être séduit. La bande à Staples pourrait d'ailleurs être accusée de s'attarder sur ces mêmes thèmes un peu trop souvent développés. Mais, le nouvel album "The Something Rain" est en cela différent. Le résultat est un glorieux et enivrant tourbillon de chansons plus émouvantes les unes que les autres.

"Chocolat" qui ouvre l'album est une longue chanson (9 minutes) fluide et sensuelle accompagnée par une basse lourde, une guitare résonnante et par des chœurs froids et féminins. Elle nous rappelle "My Sister", titre qui a attiré à eux la réalisatrice Claire Denis. Puis Stuart Staples parle enfin pour la première fois. Sa voix brillante déborde dans une cacophonie de guitare.
Les inflexions jazzy exhortant "This Fire of Autumn" contrastent parfaitement avec les merveilleuses subtilités de "A Night So Still" et un sentiment d'inquiétude enveloppe "Slippin' Shoes" qui nous met un peu mal à l'aise.

L'entêtant "Médecine" précède l'extraordinaire "Frozen" qui se démarque dans la deuxième partie de l'album. Pulsations basses et cris stridents suspendus dans l'air avec la voix d'un Staples implorant comme surgissant de la brume. Il est tendu et nerveux. On sent que tout cela pourrait s'effondrer à tout moment. Mais il tient bon. Et notre récompense finale c'est "Come Inside" à la beauté luxuriante. Staples chante avec un tremblement dans la voix, comme s'il était sur le point de se briser. Coup de maître final : un solo de saxophone des plus glorieux. Enfin, le rideau se referme sur l'obsédant instrumental "Goodbye Joe" qui semble anodin à la première écoute mais qui révèle toute la richesse et le talent des musiciens.

Bien différent des huits autres qui l'ont précédé, l'album "The Something Rain" est celui de la maturité. Confiant, le groupe a enregistré ce qu'il avait dans la peau. Mixé par Staples dans son propre studio Le Chien Chanceux, le nouvel album est somptueux et des plus enrichissants. Pour être en mesure de créer quelque chose d'aussi beau, un groupe doit être à un stade très avancé de son existence. Chaque membre prouve son habilité à jouer et à faire ressentir ses émotions.

La musique de Tindersticks est un exquis réconfort.

 
 

21.02.2012

Murmures des Murs d'Aurélia Thierrée

Du 15 au 18 février 2012, le Théâtre de Namur a accueilli Aurélia Thierrée et son nouveau spectacle "Murmures des Murs". Créé et mis en scène par sa mère Victoria Thierrée-Chaplin en mars 2011, ce spectacle a déjà été présenté en Italie, au Brésil et en décembre 2011 à Londres.

Aurélia fait ses cartons, elle doit fuir. Deux hommes s'approchent et lui disent qu'elle est la dernière. Les cartons sont là, éparpillés et jamais totalement fermés. Elle range et emballe quelques objets oubliés. Ses souliers rouges apparaissent et disparaissent comme par enchantement. Le ton est donné. On ne peut pas se tromper, nous sommes bien entrés dans l'univers de la famille Thierrée-Chaplin, un univers complètement irréel qui nous invite au pays de la poésie, de l'imaginaire et de l'illusion.

Des immeubles entiers envahissent la scène. L'artiste escalade les façades, se cache de certains êtres tantôt inquiétants tantôt merveilleux, fait la connaissance d'un monstre de papier bulle et de marionnettes étranges ou encore se trouve plongée dans des histoires, des bribes de vies qui ne sont pas les siennes. Bref, elle est prise au piège des murmures des murs.

Les jolies scènes (qui manquent parfois de liant) se succèdent à un rythme effréné. Une table donne des ailes à une Aurélia danseuse. Grand moment d'illusion qui pourrait être le point d'orgue de ce spectacle. Un monstre du Loch Ness envoie notre héroïne au fond de l'océan en vagues de toile. Le papier peint s'effrite et s'anime d'un curieux regard.

Aurélia est aussi accompagnée par deux autres interprêtes : le danseur porto-ricain Jaime Martinez et l'acrobate Magnus Jakobsson qui a notamment participé à la Symphonie du Hanneton et Au Revoir parapluie de James Thierrée.

Ce spectacle majestueux et ensorcellant nous a fait découvrir une merveilleuse et une inoubliable Aurélia Thierrée.

12.02.2012

Rodrigo Leao et son Cinema Ensemble à Namur

Rodrigo Leao était présent au Théâtre royal de Namur ce vendredi 10 février. Venu pour présenter son nouvel album "A Montanha Magica", le compositeur portugais nous a offert un magnifique et envoûtant concert. Il fut accompagné par 6 musiciens (claviers, violons, contrebasse, guitare basse, batterie et accordéon) et par la chanteuse, Ana Vieira. L'ensemble a joué en parfaite communion en prenant énormément de plaisir et en le communiquant à un public conquis. Ce mélange de musique classique (on pense à Philip Glass), de chansons portugaises (ah! les belles heures de Madredeus) et même de bal musette (avec ce son si particulier de l'accordéon) fut un dépaysement sonore total qui nous a apporté un peu de chaleur du Portugal.

Petit rappel biographique : Rodrigo Leao est né en 1964 à Lisbonne. En 1985, il rencontre Pedro Ayres Magalhaes avec qui il fonde le groupe Madredeus. Ils recrutent par casting la très belle chanteuse Teresa Salguiero. Durant 10 ans, Rodrigo Leao va vivre cette aventure de par le monde. Depuis 1993, il a entamé une carrière solo. Sa musique, très cinématographique, mêle différents genres. Pour l'album "A Mae", il avait notamment invité Neil Hannon de Divine Comedy, Stuart Staples de Tindersticks et Daniel Melingo, ex Gotan Project. Il a aussi enregistré un titre avec Beth Gibbons de Portishead.

Un extrait de Madredeus:

23.01.2012

L'enchantement de Sophocle par Wajdi Mouawad


DES FEMMES : Les Trachiniennes - Antigone - Electre

Texte Sophocle - Traduction Robert Davreu - Mise en scène Wajdi Mouawad

"Ce qui ne m'étonne pas, ne me bouleverse pas". Les paroles de Mouawad lors de l'exceptionnelle rencontre avec son public en ce dimanche 22 janvier résonneront encore longtemps dans le théâtre de Namur. Devant une très nombreuse assistance, le metteur en scène libanais nous raconte sa vie, son parcours artistique, ses rencontres. "L'homme devient artiste en rencontrant l'art. Pas besoin de connaitre le malheur." Inévitablement, les auteurs grecs viennent à lui. Sophocle...

Trois tragédies unies par une nouvelle traduction, une troupe d'acteurs enthousiastes, la présence toute en sobriété de Bertrand Cantat (le choeur - personnage effacé qui commente l'action) dont la voix reconnaissable immédiatement emplit l'espace. Voix déchirante, forte, douloureuse et parfois douce posée sur une musique de Bernard Falaise, d'Alexander MacSween et de Pascal Humbert (ex-bassiste de 16 Horsepower). Dans toute sa puissance indéniable, Cantat apporte la démesure et la blessure des hommes (et en même temps sa propre blessure).

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La traduction nouvelle de Robert Davreu des pièces de Sophocle est une langue simple et fluide. Il va traduire les sept qui nous soient parvenues et Wajdi Mouawad les montera toutes d'ici 2015 pour enfin les présenter dans leur intégralité dans le cadre de Mons 2015.

La mise en scène assez sobre pour les deux premières oeuvres devient moins conventionnelle et plus audacieuse (souvenons-nous de "Seuls") pour Electre. Wajdi Mouawad multiplie les effets artificiels, pluie, terre, boue, eau des libations, des purifications. Electre patauge dans la boue et s'ébroue dans un tonneau. Les protagonistes se lavent pour se purifier le corps et l'âme.

Dans les rôles de Déjanire, Héraclès, Clytemnestre, saluons Sylvie Drapeau; dans ceux d'Antigone et de Chrysothémis, la dramaturge Charlotte Farcet et l'impressionnant Patrick Le Mauff dans les rôles de Créon et Egisthesophocle,théâtre,wajdi mouawad.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis voilà qu'apparait Electre. La très belle comédienne Sara Llorca nous subjugue. C'est une véritable tragédienne. Elle qui possède les moyens physiques et sensibles de porter le personnage donne à Electre sa vérité bouleversante cristallisant ainsi le projet du metteur en scène.

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Près de cinq heures durant, c'est un chant à la fois vital et brutal qui s'est élevé de la scène namuroise. Déjanire meurt d'amour, d'avoir trop ou mal aimé son Hercule infidèle, puis de lui avoir enlevé la vie involontairement, accidentellement presque, par jalousie, en voulant le reconquérir. Antigone résiste à la tyrannie aveugle du roi Créon, jusqu'à mourir par principe et par amour pour son frère tombé au combat. Électre, malade d'un père assassiné par sa propre mère, ne trouve le repos que dans une vengeance sanglante et inhumaine.

Wajdi Mouawad nous parle de la beauté des femmes, de leur force, de leur grandeur, de destins tragiques. Les mythes dont s'inspire le théâtre antique nous racontent des vérités universelles, pas toujours belles sur nous-mêmes, sur nos peurs, nos faiblesses, nos rêves, nos joies et nos misères.

15.01.2012

Musique mythique et mystique

8 titres live d'un groupe cultissime qui va sortir un nouvel album en 2012 et préparer une tournée mondiale. A vous de les découvrir...

http://www.slicingupeyeballs.com/2011/11/28/dead-can-danc...

http://deadcandance.com/

A l'avance, on s'en réjouit déjà!