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30/09/2007

Descente de "Police" au Stade de France

76aa4e09b79a7fc526d41b66a84a601f.jpg29 septembre 2007 - Paris. Il est 21h00, le groupe The Police formé de Sting (voix et basse), d'Andy Summers (guitare) et de Steward Copeland (percussions), fait son entrée sur la scène du Stade de France. Dès le premier morceau Message In The Bottle, le groupe électrise les 80.000 spectateurs.

Vont se succéder une quinzaine de titres dont les incontournables Walking On The Moon, The World Is Running Down,... On se souviendra longtemps de l'enchainement mémorable des deux tubes Can't Stand Losing You et Roxanne.

Sting, en grande forme vocale, vieille basse élimée sous le coude, rendra même un hommage à Ray Charles en interprêtant Hit The Road Jack. Andy Summers nous a gratifié de deux ou trois étonnants solos tirés de sa Fender tandis que Steward Copeland s'est fendu de quelques jolis arrangements avec gong et clochettes.

En rappel, quatre morceaux dont Every Breath You Take et pour parachever le tout Next To You. Ce show, classique et efficace, d'une durée de deux heures, aura ravi un public largement constitué de trentenaires et de quadragénaires.

Seule ombre au tableau, la "qualité relative" du son. On sait que le son dans un stade sera rarement aussi bon que celui produit dans une salle. On aurait préféré les entendre, par exemple, à Bercy. Mais Bercy, c'est 15.000 entrées alors que deux Stade de France, c'est 150.000 entrées. Question de rentabilité. Dommage... Nul doute que le Sportpaleis d'Anvers, qui les accueillera dans quelques jours, rendra un son bien meilleur.

Clin d'oeil : The police étaient quatre à Paris. En effet, sur Next To You, le seul et unique invité de la soirée fut Henry Padovani, premier guitariste de la formation qui figure sur leur premier single Fall Out/Nothing Achieving sorti en 1977. Vingt et un an après leur séparation, le groupe se retrouva au "complet" pour un soir et pour le plaisir des fans de la première heure.

Cette tournée sera-t-elle l'occasion de la sortie d'un nouvel album? On y croit guère... mais vivement la sortie d'un DVD live. 

 

15:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, police, rock, live, concert

22/09/2007

Les de Nollet, seigneurs de Bourdon (partie II)

8157b5f2de82acd4cbe7b3e77af19fb0.jpgBrève biographie de Joseph de Nollet, prince-abbé de Stavelot et Malmedy.

Né le 18 novembre 1672 au château de Beaumont, Philippe, fils de Nicolas de Nollet et de Jeanne Louise d'Orjo, fait profession à Malmedy le 14 novembre 1692 et abandonne son prénom pour prendre celui de Joseph.

En 1695, il reçoit la tonsure et devient, dès 1696, hôtelier à Malmedy. En 1715, il rate pour une voix l'élection de prince-abbé. Le 23 avril 1722, il est nommé prieur. Enfin, le 14 septembre 1741, Joseph de Nollet devient le 74ème prince-abbé avec 25 suffrages contre 22 à Antoine Thonnard, et est confirmé dans son élection par le pape Benoît XIV en novembre 1741.

Pour célébrer sa prestation de serment, de Nollet organise en mai 1742 de magnifiques cérémonies et soupers pour les religieux de Malmedy. Par contre, sa joyeuse entrée à Stavelot se fera sans éclat en raison des disettes, l'hiver ayant été particulièrement rude.

Août 1753, Joseph séjourne au château de Bourdon chez ses nièces. Il est malade et souffre d'une "érécipelle oedémateuse qui tenait un peu à la phlegmoneuse". Elle attaque la jambe. Le chirurgien Denis de Beauvoix et le docteur Fayotte de Marche constatent une gangrène. Il est trop tard. Le prince-abbé meurt à Bourdon le 16 septembre 1753.

Son corps est ramené à Malmedy mais, la nuit, on faillit perdre son cadavre qui glissa hors du carosse qui le reconduisait. C'est après une certaine distance que les convoyeurs s'aperçurent de la disparition du cercueil et eurent toutes les peines à le retrouver (les "chapelles" ne devaient pas être rares sur le chemin). Finalement, il est enterré dans l'église abbatiale de Malmedy sous un monument funéraire en marbre noir et blanc situé à gauche du maître-autel.

Joseph de Nollet fut beaucoup regretté. Homme de grand bien, charitable, vigilant et d'une grande droiture, il enrichit son église et procéda à d'importantes constructions.

Sa devise était : "NEMINI INFENSAE".

Sources :

Delvaux de Fenffe : "Les Abbés et Princes-abbés des abbayes de Stavelot et de Malmedy", Tongres, 1935

Charles Leestmans : "Messieurs d'Ardenne. Aspects de la vie bourgeoise sous l'Ancien Régime (1500-1800)", Bruxelles, 1983

Gaston Schuind : "Stavelot-Malmedy : une principauté ecclésiastique de l'Ancien Régime", Stavelot, 1914

18/09/2007

Paul Auster, docteur honoris causa

Ce 18 septembre 2007 à l'Université de Liège, Paul Auster a reçu les insignes de docteur honoris causa.

Le professeur Delville a rappelé que l'écrivain américain avait traduit vers l'anglais 45° à l'ombre, un roman de Georges Simenon écrit en 1936.

Lien vers le discours prononcé par le professeur Delville : http://www.ulg.ac.be/relationsexterieures/ra2007/discours...

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Alberto Manguel, Nancy Huston, Paul Auster
et Bahiyyih Nakhjavani, prêts à recevoir
les insignes de Docteur Honoris Causa.

Photo : Hubert Nyssen

21:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

15/09/2007

Les de Nollet, seigneurs de Bourdon (partie I)

274152ec7deb776055bd7e725c278e35.jpgDans la chapelle de Bourdon, dont le patron est Saint-Remacle, se trouve une pierre tombale qui porte cette inscription:

"Icy gisent Noble et généreux seigneur Messire Charles-Louis de Nollet seigneur de Bourdon, Marenne, Verdenne, Magny qui trépassa le 28 septembre 1732 et Noble dame Anne Hubertine de Mozet, dame de Magery, Houmont, sa compagne, décédée le 10ème jour d'avril 1710 et en mémoire du révérendissime et illustrissime seigneur Joseph de Nollet de Bourdon abbé et prince de Stavelot et de Malmedy mort au château de Bourdon le 16 septembre 1753 Priez Dieu pour leurs âmes".

Qui sont les de Nollet? Nous allons tenter de vous raconter brièvement l'histoire de cette famille en partant du livre de Delvaux de Fenffe : "Les Abbés et Princes-abbés des abbayes de Stavelot et de Malmedy", Tongres, 1935.

Les de Nollet, famille de vieille souche, sont présents, dès le 15ème siècle, dans la magistrature dinantaise. Certains historiens situent erronément l'origine de cette famille à Habay-la-Neuve. Nous verrons cela plus loin. En 1582, Nicolas Nollet, maïeur de Dinant, est seigneur tréfoncier de Wellin et receveur des religieux de Stavelot.

En 1606, Jean Nollet, cellerier à Schönberg, petit village allemand situé près de Saint-Vith, reçoit l'usufruit d'une usine de plomb à Hardenberg. Cet usufruit passe ensuite vers 1640 à Nicolas Nollet, puis à son fils prénommé aussi Nicolas, officier de son Altesse Electorale de Trèves à Beaumont.

C'est ce seigneur Nicolas qui acquiert le 8 mai 1690 avec son épouse Jeanne d'Orgeo (ou d'Orjo) la seigneurie de Bourdon, Marenne et Habay (d'où peut-être la confusion avec l'origine) au prix de 14.000 écus. Le vendeur, Jean Bernard de Vervy (les de Vervy possédait la seigneurie de Habay) stipulait que l'acheteur devait lui céder son office d'officier de Beaumont et s'engager à obtenir l'agrégation de SAE de Trèves. Le 25 mai 1691, Nicolas de Nollet releva Bourdon et Marenne à la cour féodale de La Roche pour plusieurs générations.

C'est ainsi que sur la pierre tombale de la chapelle de Bourdon, nous trouvons le nom de ses deux fils : Charles-Louis, décédé en 1732 et Joseph, mort en 1753. Ils avaient pour armoiries un blason d'argent (càd sur fond blanc) portant trois merlettes de sable (càd des oiseaux de profil non identifiables sans bec ni pattes et de couleur noire).

Dans la seconde partie, nous vous raconterons la vie du prince-abbé de Stavelot et Malmedy, Joseph de Nollet.