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31/10/2008

Dans nos campagnes bien aimées...

Carte postale éditée par Nels – Ern. Thill, Bruxelles.

Dans nos campagnes bien aimées, vit encore la foi de nos aïeux… Cens (Erneuville) Lux. Les rogations 1936.

Les rogations étaient les trois jours précédant immédiatement l’Ascension dans le calendrier liturgique chrétien.

Dans le coin inférieur droit de la carte, les initiales : J.A.C. – J.A.C.F.

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La J.A.C./F. (Jeunesse agricole catholique/féminine) était un des mouvements de jeunesse d’Action catholique en province de Luxembourg qui démarra officiellement le 17 mars 1929. Ce mouvement se scinda en 1933 en deux fédérations (une au nord et une au sud). Celle du nord de la province avait comme secrétaire et directeur l’abbé Maguin domicilié justement à Cens. La J.A.C., devenue J.R.C., est restée présente dans les campagnes jusqu’en 1999, date à laquelle elle a été dissoute.

Pour plus d’informations sur ce sujet, nous vous conseillons la lecture de l’article de Françoise Rosart, Les mouvements de jeunesse d’Action catholique en province de Luxembourg durant l’entre-deux-guerres, paru dans La croix et la bannière : les catholiques en Luxembourg de Rerum Novarum à Vatican II, Musée en Piconrue, Bastogne, 2005.

25/10/2008

Ligne 43 : suite des travaux

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Sans commentaire...

10:23 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ligne 43

20/10/2008

Eternel Leonard Cohen

Vingt cinq ans qu'on attendait ce moment. Vingt cinq ans depuis la découverte dans un grenier du 45t The Partisan. Enfin, ce dimanche 19 octobre 2008, nous avons eu le bonheur d'assister à un concert de Leonard Cohen.

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Dans l'inconfortable salle bondée et surchauffée de Forest National à Bruxelles, le chanteur canadien - accompagné de 6 musiciens, Javier Mas, Bob Metzger, Roscoe Beck, Dino Soldo, Neil Larsen et Rafael Gayol, et de 3 choristes, l'habituelle Sharon Robinson et les deux très jolies Webb Sisters (il sait toujours aussi bien s'entourer) - nous a offert ses plus belles chansons.

Faisant son entrée en courant comme un gamin de 10 ans, Leonard Cohen (74 ans depuis ce 21 septembre), coiffé d'un chapeau de feutre, salue la foule, sourit et débute son tour de chant.

Dance Me to the End of Love, Bird on the Wire, Who by Fire, Sisters of Mercy, The Gypsy's Wife, Anthem... Les titres se succèdent et les applaudissements nourris étouffent le début de chaque morceau.

Fin de la première partie. Après une pause d'une demi-heure, le groupe revient et entame Tower of Song. Leonard Cohen joue quelques notes sur son synthé et le public l'acclame. Lui, modestement, répond en français : "Merci, c'est gentil."

Un genou souvent au sol, les deux mains sur le micro, les yeux fermés, le poète-chanteur, de sa voix belle et grave, envoûte la salle. Seul à la guitare, il interprète Avalanche. Sur les deux écrans géants qui surplombent la scène, un gros plan de son visage nous montre ses yeux gris bleu, un regard intense et perçant.

Grand moment de la soirée, après une interprétation magistrale du Partisan, le public ,debout, lui fait une longue ovation. Difficile de décrire cet instant, mais ce fut tout simplement "magique".

Nous ne sommes pas encore au bout de nos émotions. Suzanne, So Long Marianne, Hallelujah, Take this Waltz complètent cette seconde partie pleine de nostalgie et de sensibilité.

no_bigger_than_720_540.jpgEn rappel, notamment, une spendide version de If it Be Your Will par les Webb Sisters.

Comme pour son entrée, Leonard Cohen quitte la scène en sautillant, l'air joyeux, ne se prenant pas au sérieux.

Au final, nous avons assisté à un récital inoubliable qui traverse quarante ans d'une carrière exemplaire d'un grand monsieur, généreux en chansons et en remerciements sincères.

La toute grande classe...

16:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : musique

16/10/2008

Laroche-sous-Lexy en hiver

Laroche-sous-Lexy en hiver. Vieille fabrique en ruines.

Carte postale antérieure à 1904, série E n° 122 Ed. art. V. Kremer, Longwy-Haut.

Cette vieille fabrique en ruines était le moulin de Laroche situé le long de la Chiers entre Lexy et Cutry et déjà exploité au XVIIème siècle.

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11/10/2008

"Le Point sur Robert" en DVD

Bonne nouvelle pour celles et ceux qui ont apprécié le spectacle de Fabrice Luchini Le Point sur Robert, récemment présenté à Namur et à Bruxelles.

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En effet, le 17 novembre 2008, sortira le DVD de ce show qui nous a laissé un très bon souvenir (voir note du 4 octobre 2008).

Sur Dailymotion, vous pouvez retrouver Luchini en spectacle filmé en 1998 par Benoît Jacquot.

Ce film s'intitule Par coeur et... ce n'est que du pur bonheur...

 

 

19:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : acteur, théâtre, cinéma

10/10/2008

Hodister - L'Eglise et le Presbytère

Continuons notre visite de Hodister, charmant petite village ardennais, à travers d'anciennes cartes postales...

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09/10/2008

Leaving Beirut

 Leaving Beirut : titre de Roger Waters inédit en CD.

16:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, rock

08/10/2008

Dear Science

Excepté des groupes comme Ghinzu (si vous ne connaissez pas ce groupe belge, précipitez-vous chez votre disquaire et demandez le très bon album Blow) et les canadiens d’Arcade Fire (Funeral), la nouvelle scène rock, ces dernières années, ne nous a guère emballée.

Mais, de temps en temps, nous avons des coups de cœur. Ainsi depuis 3 ou 4 ans, nous suivons de près un groupe new-yorkais TV On The Radio dont le dernier album Dear Science vient de sortie (4AD).

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Déjà en 2006 sur l’album Return to Cookie Mountain, David Bowie qui voyait en lui un futur grand, s’était invité sur le titre Province.

Dear Science, entre funk et rock, avec des incursions soul, des cuivres, des violons, est un album imprévisible.

Malone, Sytek et Adebimpe qui se sont partagé l’écriture des 11 titres ont su créer un son propre (Halfway Home, Dancing Choose). Plusieurs écoutes répétées n’épuisent pas ce tout cohérent. Ce bijou de maturité et de créativité est un petit chef-d’œuvre.

En concert à Louvain au Depot le 22 novembre 2008.

16:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rock, musique

07/10/2008

Carte postale de Hodister

Carte postale représentant le Calvaire et l'Eglise du petit village de Hodister (commune de Rendeux), éditée par Siméon Kinet.

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06/10/2008

Mystérieux Manset

Manitoba ne répond plus, titre emprunté à un Jo, Zette et Jocko d’Hergé, est le 19ème album du plus secret des chanteurs français.

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Manset (le prénom Gérard, détesté, a été abandonné dès le deuxième disque) ouvre son nouvel opus avec la chanson Comme un Lego, titre écrit en mars dernier pour Bashung (à qui il voue une véritable passion) sur Bleu Petrol. Un chœur qui rappelle Orion embellit cette nouvelle version plus hypnotique que l’originale. Avec sa voix, parfois au bord de la rupture et comme sortie d’une chambre d’écho (la réverbération, une part de son identité), le marginal solitaire donne une toute autre dimension à cette musique ample et généreuse.

Dans un jardin que je sais, chanson sur le calme et la poésie, nous rencontrons une fille au parfum fascinant, avec de longs cheveux sur elle. Et moi je me suis dit mon dieu que je revive/Que je sois cette mûre/Cette simple cerise/Accrochée contre un mur/Et qu’elle me voit/Par sa paume attrapée/Je resterai sans voix/Par sa lèvre touchée/.

Le pays de la liberté, c’est le pays de la colère et des visions plus terribles d’un monde effrayant. Mais c’est où ?/On m’a dit que c’est tout à côté, le pays de quoi, de la liberté/J’ai cherché/Il paraît qu’il me pend au nez, mensonge/.

Fâché avec le Genre humain, titre intimiste et très personnel, l’artiste qui a démissionné de tout, nous entraîne dans Paris, la nuit, en remontant la Seine jusqu‘ au Pont des Arts, en passant par la rue du Havre et la rue Saint-Lazare.

Eden perdu, Ô Amazonie est un ailleurs fantasmé et plein de nostalgie. Ô Amazonie, qu’es-tu devenue/Avec tes grands arbres nus/Au fond de forêts étendues, Amazonie/Comme une page à moitié lue/.

Paroles, musiques, orchestrations, mixages, l’artisan, réfractaire aux conventions du métier, nous a livré un superbe album de 10 chansons plus sereines et moins compliquées qu’auparavant. Musique dépouillée; textes raffinés, presque ésotériques; mélodies enivrantes, répétitives.

Le magazine Rolling Stone de septembre 2008 a dressé un portrait assez juste de Manset : « Chanteur sans visage, écrivain discret, peintre pudique, ermite bourlingueur à la fois misanthrope et humaniste, fuyant show-biz et médias comme la peste bubonique, Manset a développé autour de sa non-présence un véritable mythe ».

Lui qui aimerait remonter à l’Antiquité et qui trouve la scène impudique, un concert unique, pourquoi pas dans un théâtre antique au milieu de jardins… un live à Pompei…

Par ces quelques lignes, nous espérons vous avoir donné l’envie d’écouter cet album ou de découvrir cet artiste culte rigoureux de son œuvre.

04/10/2008

Fraternel, Luchini

Il n'existe pas un être capable d'aimer un autre être tel qu'il est. On demande des modifications. Paul Valery.

Epoustouflant, ce Fabrice Luchini.

Présentant son spectacle Le Point sur Robert - son vrai prénom - au Théâtre de Namur, le génial acteur a récité pendant 2 heures des textes de ses auteurs préférés : Paul Valéry, Roland Barthes, Chrétien de Troyes, Gustave Flaubert, Jean de la Fontaine.

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Textes aussi pointus qu'exigeants qui ne peuvent être déclamés que par quelqu'un qui les aiment et les admirent. Son enthousiasme, il le partage avec son public. Le postillon abondant - le premier rang des nantis en fait souvent les frais -, les mots sont prononcés dans une diction parfaite. Combinant le geste à la parole, cette bête de scène danse sur la musique des Bee Gees, court comme ses anciens collègues coiffeurs, ou encore, se couche sur la scène tel un acteur subventionné d'Avignon.

S'en donnant à coeur joie, il mêle aux extraits de textes ses apartés délirants : les imitations de son ami Johnny et de son maître Michel Bouquet font rire aux éclats un public invité aussi à répéter en choeur la phrase de Jean Genet : Assieds-toi sur ma bite, et causons.

Parfois, ce même public devient involontairement acteur. Luchini entend tout et voit tout (la salle n'est pas totalement plongée dans le noir). Une dame quitte sa place au milieu du spectacle, et c'est l'occasion pour cet improvisateur hors pair d'interrompre sa logorrhée et de hurler que c'est la première fois qu'une dame ose partir avant la fin. Un homme? Ce n'est pas grave, sûrement un lecteur de l'Equipe. Mais une femme... Bruit assourdissant! Une planche vient de se détacher accidentellement d'une balustrade dans la salle, et c'est l'occasion d'improviser sur ce morceau de bois à la manière de Guitry.

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Arrive l'épisode de Perceval, le Gallois, roman de Chrétien de Troyes, adapté au cinéma par Eric Rohmer en 1978, avec dans le rôle du chevalier, le très jeune et androgyne Luchini âgé de 26 ans. Les anecdotes hilarantes se succèdent. Luchini mime, danse et chante les premières scènes du film (on a maintenant envie de voir ce chef-d'oeuvre du 7ème art). Il donnait la réplique à une très belle et jeune actrice, une certaine Arielle Dombasle. Nous avons droit alors à un des moments les plus étonnants et les plus désopilants du spectacle : Fabrice Luchini parodiant la démarche d'Arielle Dombasle. Cette caricature, à elle seule, valait le déplacement.

Grâce à ce film et à son rapport au téléphone, le jeune acteur rencontre Roland Barthes et... son béret basque. Un moment d'anthologie que cette rencontre.

L'émotion est de retour. Flaubert tient la vedette dans la dernière partie, Un Coeur simple ou Salammbô. On n'est pas loin de Charleville. Les mots de Rimbaud envahissent le théâtre.

Sur la fin, sentant la faim venir - une dame dans la salle lui lance : Viens chez moi, j'ai une quiche au frigo -, à la demande des spectateurs, un dernier florilège : une chanson d'Adamo (il a osé) et un petit bout du P'tit Bonheur du québécois Félix Leclerc.

Mais pour terminer, pour rehausser le niveau, deux fables de La Fontaine : le classique Le Corbeau et le Renard en verlan (Holàlà!) et le magnifique Lion Amoureux.

Prouesse scénique éblouissante d'un acteur qui surprend. Chapeau, Monsieur Luchini!

La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague, que le vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie. Paul Valéry.

11:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : théâtre, acteur