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09/01/2010

Les de Vervy, seigneurs de Bourdon

Bourdon, petit village constitué pour l'essentiel de bâtiments des 17e, 18e et 19e siècles en moellons calcaires. Entre autres : une très belle ferme en quadrilatère, jouxtée en bordure de champ par un petit pavillon et par la chapelle Saint-Remacle. Elégant petit édifice de style classique remontant au milieu du 18e siècle, son origine pourrait dater du siècle précédent, comme en témoigne la présence d'une dalle funéraire de Jean de Vervy.

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Cette dalle qui se trouve sur le côté nord-ouest de cette chapelle, à l'emplacement d'une ancienne porte, représente les quartiers des armes de Jean de Vervy, escuyer, de Bourdon et de Madame Marie Dumont, sa compagne. Ils s'étaient mariés en 1644. Les quartiers encore lisibles sont : de Vervy (d'argent au lion d'azur), de Tellin, Laroco, Obange, Beausin, Samry, Dumont, Devaux (?), Favillon, Bohon, Libert et Monbeeck.

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Les de Vervy, autre branche de la famille de Tellin, étaient originaires de Vierves près de Couvin et s'étaient installés en Famenne au moins depuis le 14e siècle.

Jean de Vervy était le fils de Jean de Tellin dit Vervy né vers 1555 et mort en 1640 qui épousa Anne d'Anlier dont lui échoit après 1610 la seigneurie de Bourdon; petit-fils de Henry de Vervy et arrière-petit-fils de Rollant de Vervy (mort vers 1531), voué de Focant et homme féodal de Mirwart qui épousa en 1499, Agnès de Tellin, fille de Jean de Tellin, dit le Jeune, seigneur de Mohimont, châtelain de Mirwart et échevin de Marche-en-Famenne (avant 1484), et époux en secondes noces de la veuve de Henri de Jemeppe.

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Marie Dumont était la fille de Jean Bechet du Mont et de Marie Favillon; petite-fille de Bernier du Mont époux de Catherine de Marenne dite de Bohon; et petite-fille de Philippe Favillon et de Catherine Monbeeck. Les parents de Catherine de Marenne étaient Bastin de Marenne, écuyer et échevin de Marche, et Marie de Bohon.

Source : Histoire du châtelain de Tellin et de ses habitants, dans l'Intermédiaires des généalogistes, 1974/1, n° 169.

Notes sur l'abbatiale de Saint-Hubert:

L'abbatiale présente aujourd'hui un grand nombre de dalles funéraires attestant de la volonté des abbés, des moines et des multiples donateurs de se faire enterrer dans l'église, lieu de sauveté, plus près du Christ, de la Vierge et des saints, plus près de la Rédemption et du Paradis.
L'abbatiale contient les corps des abbés depuis sa reconstruction en 1525. Certains ont été enterrés dans la crypte, près de l'autel de la Vierge. On y voit encore la dalle funéraire de Nicolas de Malaise, abbé-bâtisseur, et Jean de Schennemaele, celle de Clément Lefèvre, auteur des premières transformations de l'abbatiale au début du 18e siècle, la tombe de Nicolas de Fanson, grand réformateur de l'abbaye au 17e siècle. D'autres ont été inhumés dans le choeur comme les abbés Remacle de Marche et Jean de Lamock: leur monument fut déplacé lors des transformations du 18e siècle ; il est aujourd'hui conservé dans une des chapelles du déambulatoire. Une dalle funéraire est encore en place au milieu du choeur des moines: il s'agit de celle de Cyprien Maréchal, bâtisseur des voûtes et des orgues.
Si la crypte et le choeur sont réservés aux abbés, on rencontre toutefois, dans la première chapelle du déambulatoire côté nord, la dalle funéraire de Jean-Bernard de Wervy, escuyer vivant seigneur de Bourdon-Habaye-Marenne et autres lieux dans la province de Luxembourg qui s'étant retiré du monde en cette abbaye y est décédé le 23 janvier 1726 et attend sous cette tombe la résurrection générale [...]. L'abbé lui a réservé une place de choix, sans doute parce qu'il a cédé au monastère l'ensemble des biens et revenus qu'il possédait à Tellin.
Jusqu'à la construction d'un cimetière près de la Porte du Parc, des moines ont été inhumés dans les bas-côtés de l'abbatiale comme en témoignent la dalle funéraire du moine-pénitencier (autorisé par l'abbé à confesser) Jean Balthazar, mort le 2 février 1707 (4ème chapelle du collatéral sud) ou encore six pavés noirs sur lesquels sont gravées les initiales de moines avec leur date de décès.
A l'entrée de l'église, près des fonts baptismaux, se trouve une très belle mise au tombeau, monument funéraire en marbres et pierres blanches datant du milieu du 17e siècle. Le Christ est porté dans le cercueil par Nicodème et Joseph d'Arimathie. Saint Jean, les trois Marie et un personnage non identifié encore, assistent à la scène. Les trois statues en pierre qui surmontent le monument représentent l'Immaculée Conception, saint Hubert et saint Nicolas.

 

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