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08/12/2010

Habit(u)ation : énorme déception!

Parfois, la magie du théâtre ne fonctionne pas. Hier, au Grand Manège à Namur, malheureusement, ce fut le cas pour la représentation d'Habit(u)ation d'Anne-Cécile Vandalem.

Nous avions adoré son premier volet de sa Trilogie des Parenthèses, (Self) Service, spectacle énergique, original et enthousiasmant, présenté en 2008. C'est donc avec impatience que nous attendions Habit(u)ation. Hélàs! Enorme déception!

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Le décor impressionant reste la vedette de ce spectacle qui ne se raconte pas car il n'y a pas d'histoire. Divisé en 2 parties - la première très réaliste, la seconde ultra onirique - Habit(u)ation tourne en rond. L'auteur nous emmène à la découverte d'une famille on ne peut plus banale. La situation est lente, pesante; les dialogues sont plats. On fête l'anniversaire de la petite Anni, 7 ans. Les parents boivent, draguent, s'engueulent.

En fin de soirée, la petite a une idée farfelue pour son âge. Tandis que la famille s'endort, elle allume le gaz de la cuisinière et plonge ses parents ainsi que le public, pauvres de nous, dans un semi coma. On voit alors le père - par quel miracle? - se lever et pendant un quart d'heure vider ses boites de saumon dans une mare (géniale comme situation), la tante dépressive déménager la cuisine (on s'amuse beaucoup? non, pas du tout), la mère s'étouffer dans les tentures (mais que fait-elle là?)...

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Bref, on ne comprend rien. Assister pendant plus d'une demi-heure à un déménagement et en plus sans dialogue (la cuisine se retrouvant dans le jardin), on ne voit pas où est l'intérêt. La musique minimaliste ne parvient pas à remplir ce vide. Et puis, le bruit énervant et incessant du gaz qui s'échappe de cette maudite cuisinière. Non, pitié! C'en est trop. La fin, cependant, est plus intérressante grâce à la métamorphose du décor. La végétation et l'eau envahissent la cuisine et le living; le vent violent arrache les tentures; l'orage gronde et le père se transforme en saumon. Seul moment fort, cette transformation aurait pu sauver le spectacle mais celui-ci se noit trop vite dans une incompréhension totale.

20:46 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : théâtre

Commentaires

Effectivement, ce spectacle manque de mouvement. Cela ressemble plus à une succesion de tableaux qu'à une véritable pièce de théâtre.

Écrit par : Babel | 09/12/2010

je suis vraiment soulagée de lire cela car nous avions gagné les places pr la derniere représentation du 11 décembre et je dois dire que c'était tellement insupportable tant cette piece n'avait ni queue ni tete que nous avons quitté l'assemblée aprs 1h de pénibles efforts a essayer de comprendre. Un couple nous a suivi. Et d'autres par la suite j'en suis certaine....

Écrit par : claramunt Isabelle | 13/12/2010

@ Isabelle Claramunt : si vous avez l'occasion de voir Raoul de James Thiérrée, vous ne serez pas déçue. On vous le promet. C'est un spectacle à voir et à revoir.
Pour la "première" d'Habit(u)ation, pas mal de dents ont grincé. La presse a-t-elle été trop complaisante avec ce spectacle? On peut se le demander.

Écrit par : Frelon Vert | 13/12/2010

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