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22/11/2010

Quand Bashung chante Gainsbourg

Evènement-phare de la saison culturelle du Théâtre de Namur, L'Homme à la tête de chou (présenté ces 23, 24 et 25 novembre) est une chorégraphie de Jean-Claude Gallotta qui fera revivre à sa manière deux très grands artistes de la chanson française, Bashung et Gainsbourg.

Tiré de l'album-culte, le chorégraphe a imaginé 12 tableaux qui racontent l'histoire d'un homme devenu fou d'amour pour la belle Marilou, une jeune shampouineuse, femme fatale qui poussera L'Homme à la tête de chou au crime. Dans une ambiance d'un film noir américain, les 14 danseurs évolueront sur scène accompagnés par la voix de Bashung.

Celui-ci, au départ du projet, devait être présent sur la scène et assurer la continuité musicale du spectacle. La maladie en a décidé autrement. Mais l'artiste a eu le temps d'enregistrer la bande-son avant de disparaître en mars 2009. Sa place a été symboliquement conservée: le siège sur lequel il devait s'asseoir sera sur la scène.

08:14 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : culture, théâtre

20/11/2010

Pierre Arditi dans "Faisons un rêve"

Ce dimanche 21 novembre, le Théâtre royal de Namur accueillera Pierre Arditi et ses comparses pour la représentation de "Faisons un rêve", pièce écrite par Sacha Guitry.

18:55 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : théâtre

29/09/2010

"La Carte et le Territoire" de Houellebecq? Du vide!

Enfin, arrivé au bout de la lecture de "La carte et le territoire" de Houellebecq, LE roman, soit-disant, de la rentrée. Aussitôt fermé, aussitôt oublié! C'est du vide, le néant total. On ne retient rien de ces 430 pages. Sans connaître l'auteur, nous sommes persuadé que de nombreux lecteurs auraient arrêté avant la fin de cette histoire. L'éditeur, d'ailleurs, aurait-il publié ce livre s'il l'avait reçu anonymement?

Il y a, certes, une histoire mais très lassante. On s'ennuie terriblement à lire des banalités. On se réveille pourtant au début de la troisième partie quand Houellebecq se prend pour Grangé et décrit une scène de crime atroce que l'auteur "Des rivières pourpres" n'aurait certainement pas reniée. S'ensuit une banale enquête menée par un commissaire proche de la retraite, etc.

Ce roman, prix Goncourt 2010? Eh bien, si c'est le cas, pauvre littérature française!

13:40 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : houellebecq

08/09/2010

On a chaviré pour "La Veillée des Abysses"

Superbe rentrée 2010 au Théâtre royal de Namur, cette semaine, avec l’éblouissante « Veillée des Abysses » de James Thiérrée, le petit-fils de Charlie Chaplin.

Cinq artistes (d’ailleurs sont-ils 5 ou 6? Qu’est devenue Gaëlle Bisellach-Roig) vont se mélanger et se partager la scène pour un rêve merveilleux d’une heure et demi sous le regard attentif d’un personnage discret et mystérieux se cachant sous un drap noir. Serait-ce le maître des lieux, le dieu des Abysses ?

Au commencement est l’ouragan. Ses draps blancs flottants envahissent le plateau en vagues géantes ; tableau grandiose dans lequel le vent fouette les éléments et va plonger nos naufragés dans un monde étrange et féérique. Autour d’une table au fond de la mer, ils parlent une langue inconnue et parfois la perdent ou la chantent. La table devient roue et, par une gestuelle exceptionnelle, se transforme en escargot. Les lois de notre monde n’ont plus cours. Mélanges de sons, de musique, de bruits d’insectes. Tous nos sens sont en éveil.

Tout en apesanteur, les personnages vont se mouvoir et se comporter de façon irréelle touchant aux portes de la folie. La grille infranchissable sans un code gestuel irréel est envahie par une espèce d’araignée de mer. Celle-ci joue avec Thiérrée qui ne peut s’empêcher de la poursuivre dans cette dimension verticale. Gardes immobiles se changeant en statue grecque ou en oiseau imaginaire aux ailes déployées, ils franchissent enfin l’obstacle.

Le canapé avaleur et cracheur de chair humaine nous fait oublier à qui sont ces pieds, ces mains. Notre vision est double, triple. Une femme disparaît, un homme prend magiquement sa place. Où sommes-nous ? Nous touchons aussi le fond.

L’envol de l’homme va tirer les voiles, le mât balance tel un métronome géant. La mer s’agite et une pianiste décalée nous joue les vedettes à en perdre la raison. Avons-nous toujours la nôtre ?

L’homme perd toutes ses forces et se force à rester debout pour avoir encore l’aspect d’un être humain. Il suffira d’un coup de pied au cul pour rétablir la réalité. Cette réalité qui nous semble atteindre un profond désespoir lorsque deux hommes veulent se tirer une balle dans la tête pour finalement faire marche arrière. Le réel nous échappe, envahi par une succession d’images fortes sorties d’un imaginaire extraordinaire.

Jeux de mimes, acrobaties et contortionnismes, danses et chants, croisements savants de théâtre et de cirque, ce spectacle enivrant est à l’image de l’inventif et génial James Thiérrée touché par une grâce baroque.

On voudrait que cet univers dure des heures. On voudrait garder toutes nos émotions et être étourdi éternellement par ce songe. On ne veut pas se réveiller !!!

La Veillée des Abysses (bande annonce) from THEATRE DE NAMUR on Vimeo.

 

 

08/06/2010

"L'Illusionniste" de Tati par Sylvain Chomet

Enfin, le scénario inédit de L'Illusionniste écrit par Jacques Tati en 1959 (mais jamais tourné) va sortir sur nos écrans ce 16 juin grâce à Sylvain Chomet.

http://lillusionniste-lefilm.com/#/home

Celui-ci, sorcier français de l'animation et des Triplettes de Belleville, fondateur des studios Django, a travaillé sur ce film d'animation pendant 5 années en essayant de garder le ton et le style cinématographique de Tati.

Cette histoire serait le miroir brisé d'une aventure amoureuse. Vers 1940, Tati se trouve sur la scène du Lido à Paris où il rencontre Herta Schiel, une réfugiée autrichienne. En 1942, une petite fille vient au monde, Helga Marie-Jeanne Schiel, enfant que Tati ne reconnaîtra pas. Il quitte la mère et est renvoyé du cabaret. 

En janvier 2010, les trois héritiers de la fille illégitime de Tati s'insurgent contre L'Illusionniste et souhaitent que Helga, la vraie inspiratrice du script, soit créditée au générique. Richard McDonald, fils d'Helga et possible petit-fils de Tati, déclare notamment dans une lettre adressée à l'Observer et à Roger Ebert que "le sabotage du script original de L'Illusionniste, ne reconnaissant pas les intentions troubles de Tati et les masquant derrière un hommage grotesque et nostalgique, est profondément irrespectueux".

Loin de toute polémique, nous sommes vraiment impatient de découvrir ce film d'une beauté mélancolique sans effets spéciaux.

26/05/2010

"Notre Histoire" et le Centre André Malraux de Sarajevo

12/05/2010

Théâtre de Namur - Saison 2010-2011 : le retour de James Thiérrée

Le programme de la saison 2010-2011 du Théâtre Royal de Namur vient d'être dévoilé.
Et, en ouverture de la saison, dès le 4 septembre et jusqu'au 10 septembre, le retour tant attendu de James Thiérrée avec l'exceptionnel spectacle La Veillée des Abysses. Déjà présentée en 2005 à Namur, cette féérie drôle et fantastique a fait le tour du monde. Dernière occasion donc de la voir avant de disparaître au pays des songes.
Ce n'est pas tout, James Thiérrée revient aussi du 17 au 23 janvier 2011 avec Raoul, créé en 2009 dans ce même lieu. On ne peut que vous conseiller de voir ou revoir cet incroyable enchantement du génial sculpteur d'illusion.
Autres spectacles proposés :
- Le Chagrin des Ogres de Fabrice Murgia
- Bien des choses de François Morel
- L'Homme à tête de chou de Serge Gainsbourg, version enregistrée par Alain Bashung et chorégraphiée par Jean-Claude Gallota (à ne pas manquer!)
- Habit(u)ation d'Anne-Cécile Vandalem (créatrice du surprenant (Self) Service)
- ID du cirque Eloize
- Seuls de Wajdi Mouawad
- Le Roi se meurt d'Eugène Ionesco avec Michel Bouquet
- Quelqu'un comme vous de Fabrice Roger-Lacan avec Jacques Weber et Bénabar
Quelques concerts : Christophe, Eté 67, Louis Chedid, Thomas Fersen,...
Un programme bien alléchant et ambitieux...

La Veillée des Abysses (bande annonce) from THEATRE DE NAMUR on Vimeo.

11/05/2010

Le Cirque Invisible à Namur

Du 13 au 21 mai 2010 au Théâtre de Namur, en partenariat avec le festival Namur en Mai, sera présenté le Cirque Invisible du couple Victoria Chaplin (fille de Charlie Chaplin) et Jean-Baptiste Thiérrée, les parents de James Thiérrée, l'extraordinaire créateur de Raoul.

Après le Cirque Bonjour, le Cirque Imaginaire, voici donc le Cirque Invisible. "Un homme + une femme = un clown illusioniste + une acrobate caméléon mais aussi un lapin géant + un dragon ou encore une cafetière humaine + un peloton cycliste".

Atmosphère à la fois magique et extravagante, métamorphoses à l'infini.

08:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cirque, culture

10/05/2010

Pierre Etaix... enfin!

L’association « Il Etaix une fois » est heureuse d'annoncer la FIN HEUREUSE & DÉFINITIVE de l’imbroglio juridique qui bloquait depuis de nombreuses années la ressortie des films de Pierre Etaix !
 
La restauration des négatifs a ainsi pu reprendre en vue de la ressortie prochaine de l'ensemble des films de Pierre Etaix (il y aura même un inédit ! ) *
 
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, nous avons l'immense plaisir de vous annoncer la sélection du film «Le grand amour » au 63 ème Festival de Cannes. Il sera projeté en présence de Pierre Etaix,  le 19 mai à 17 heures, salle du Soixantième dans la programmation « Cannes Classics ».
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D'autres bonnes nouvelles ne devraient pas tarder à tomber… Nous vous en informons au plus vite.
* Si vous souhaitez plus d’infos sur la ressortie des cinq longs métrages et des trois courts métrages (dont un inédit) de Pierre Etaix, n'hésitez pas à nous contacter à cette adresse : etaixasso@gmail.com.

 

 

20:21 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pierre etaix, cinéma

08/05/2010

Fête de la musique 2005

 

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musique

 

 

Originaire d'Arlon, C. W. suivit des cours de bibliothéconomie à Malonne de 1990 à 1993; elle travailla ensuite à la Médiathèque de Namur se spécialisant en littérature pour jeunesse et en chanson pour enfants. Elle participa notamment à la rédaction du Pic-sons 2005.

Musicienne dans l'âme et jouant du hautbois, elle donna un excellent concert en 2005 lors de la fête de la musique. On attend avec impatience qu'elle remonte sur les planches. Cette jeune femme, grande timide de nature, au doux regard et au sourire enchanteur, est encouragée très vivement à reprendre son instrument pour nous faire voyager et rêver dans son monde musical. Et pourquoi pas au festival Esperanzah à Floreffe, son actuel lieu de résidence ?

Bien que sa vie familiale ne soit pas un long fleuve tranquille (c'est le moins qu'on puisse dire), elle a su garder sa joie de vivre qui la caractérise tant.

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Le printemps du monde... from Média Animation on Vimeo.

07:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : musique

05/05/2010

Lou Reed montre Red Shirley

 

Visions du Réel : Lou Reed montre «Red Shirley»

Article d'Antoine Duplan (rendons à César...) :  http://dua.typepad.com/cinema/2010/04/visions-du-r%C3%A9e...


L’autre jour, dans Libération, Frans de Waal, primatologue, disait : «L’empathie caractérise tous les mammifères». Sauf Lou Reed, peut-être. Des ombres délétères de la Factory où il a fait ses premières armes musicales au sein du Velvet Underground aux concerts secs comme des coups de trique de ces dernières années, des arrangements veloutés et vénéneux de Berlin aux riffs métalliques du rock le plus dur, des amours de cuir vêtues au compagnonnage avec la seringue, le Rock n’Roll Animal a poussé plus de cris de haine (Kill Your Sons) et davantage célébré le néant (Heroin) qu’il n’a tendu la main à son prochain.

Mais les temps changent. A 68 ans, Lou Reed s’humanise – peut-être sous l’influence positive de sa femme, la lumineuse Laurie Anderson. En témoigne Red Shirley, son premier film qu’il a présenté hier soir en première mondiale à Visions du Réel – avec une heure de retard, star system exige. Physiquement, le vieux Lou ne tient pas une forme éblouissante. Hormis une confortable bedaine, il est d'une maigreur de vieux junk; il boitille sur des guibolles comme des allumettes dans le jeans qui tire-bouchone. Son visage est creusé de plis profonds. Sex, dugs & rock n’roll, ça use.

Ce moyen métrage se concentre sur Shirley, la cousine centenaire du chanteur. Pendant deux jours, il s'est entretenu avec elle devant l'objectif. Elle est née en avril 1909, en Pologne. Quand elle a 19 ans, son père l’expédie au Canada. Elle débarque à Montréal où elle ne reste qu’un semestre: elle trouve la ville trop «provinciale». Avec ses deux valises et sa mandoline, elle prend le train pour New York. Elle travaille dans la haute couture. Elle parle fièrement de la robe qu’elle a cousue pour Liza Minelli. Elle montre le coussin tout élimé qu’elle a brodé dans sa jeunesse. Elle participe de près aux luttes syndicales et cette activité lui vaut son surnom de Shirley la rouge. Sa famille est restée en Europe, «et Hitler s’est occupé d’eux», dit-elle sobrement. Elle retrouve plus tard deux sœurs survivantes, sionistes en Palestine. Elle a participé à la marche pour les droits civiques des Noirs; Mahalia Jackson a chanté le gospel. "C’était tellement émouvant. L’écouter chanter, c’était comme vivre une vie entière», dit la vieille dame. Lou Reed garde cette phrase comme mot de la fin.

Red Shirley n'est certes pas le plus grand film de tous les temps, mais il est indéniablement émouvant, efficacement renforcé d'une bande son qui fait la part belle aux larsen du Metal Machine et ponctué d'arrêts sur image permettant au spectateur de ne "pas rater une belle expression". La cinéaste Molly Dineen, membre du jury, salue la qualité formelle du film, la qualité unique de la profondeur de champ; Lou Reed a l’air touché par le compliment. Il dit n'avoir passé derrière la caméra que pour "préserver la mémoire de Shirley et donner à d’autres gens l’occasion de la rencontrer», n'était pas sûr que sa vieille cousine pût intéresser un autre public que lui-même. A la terrasse d'un café new-yorkais, il a montré des extraits à Bernard Comment. L'écrivain suisse l'a vivement encourage à aller au bout du projet, car "l'histoire de Shirley est une métaphore du 20e siècle".

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Et le voilà ce soir, charmé par le "nice" théâtre de Marens, répondant d'assez bonne grâce aux questions de Jean Perret. Il ne se sent pas plus cinéaste que musicien ou écrivain; il ne sait d'ailleurs pas comment il se sent. Il a toujours aimé le cinéma, comme toute le monde, mais n'a pas l'intention de refaire un film. Seule Shirley pouvait l'inspirer. Il l'aime sa vieille Shirley, il la touche pendant les entretiens, comme pour s'assurer de sa présence – tiens? même Lou Reed est capable d'empathie…. Non il n'a pas montré le film à Shirley, prétextant que sa vue et son ouïe sont trop basses pour s'éviter des reproches

Il lit trois textes, All Tomorrow's Parties, The Day John Kennedy Died et Romeo Had Juliet. Enfin, lire, le mot est fort. Il marmonne, grommelle, grumbles en v.-o. Il n'a pas le génie locutoire de Leonard Cohen récitant If It Be Your Will, de Patti Smith scandant Horses ou de Roberto Benigni déclamant les chants La Divine comédie. Il est Lou Reed, prince des grognons. Mais il n'est pas trop mécontent de sa soirée, car il accepte que le public l'interroge. L'exercice commence mal. Une spectatrice demande ce qu’est devenue la mandoline de Shirley. Lou tire la gueule. "Je me demande si c’est une bonne idée que je réponde au public. Question suivante». Il a tort: cette mandoline dont  Shirley, immigrée de 19 ans, a appris à jouer à Montréal et qu’elle tenait à la main quand elle est partie à New York est un emblème de son âme. L’a-t-elle cassée ? Perdue ? A-t-elle renoncé à en jouer ? Cela méritait réponse.

 

08:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lou reed, cinéma

28/04/2010

James Thiérrée sur les routes de la Liberté

Sortie cette semaine en Belgique du nouveau film de Tony Gatlif : Liberté (Korkoro)

Théodore, vétérinaire et maire d'un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, a recueilli P'tit Claude, 9 ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l'institutrice fait la connaissance des Tsiganes qui se sont installés à quelques pas de là. Ils sont venus pour faire les vendanges dans le pays. Humaniste et républicaine convaincue, elle s'arrange, avec l'aide de Théodore, pour que les enfants tsiganes soient scolarisés. De son côté, P'tit Claude se prend d'amitié pour Taloche, grand gamin bohémien de 30 ans. Mais les contrôles d'identité imposés par le régime de Vichy se multiplient et les Tsiganes, peuple nomade, n'ont plus le droit de circuler librement …

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Dans la France des années 1940, on les appelait bohémiens, parfois Manouches, plus rarement Tsiganes. Les historiens estiment aujourd'hui que sur les deux millions de Tsiganes qui vivaient en Europe avant la guerre, entre 250.000 et 500.000 ont été assassinés dans les camps de la mort nazis. Liberté raconte l'histoire d'une de ces familles, arrivée un jour dans un petit village de France, exposée à la méfiance d'une population qui ne comprend pas son mode de vie si opposé au sien, mais aussi aidée par quelques Justes, l'institutrice et le maire. Pour les Tsiganes, alors, c'était la sédentarisation ou la mort, et c'est de ce choix impossible que se nourrit le film de Tony Gatlif, lui-même « déraciné de l'Algérie », ainsi qu'il se présente, et qui depuis des années filme les Roms, leur vie, leur musique, leur histoire. Récit maîtrisé, tendu, tenu, respectueux de ses personnages, reconstitution à la fois discrète et attentive, Liberté ne sollicite jamais une émotion qui advient naturellement, en toute dignité.

 

Découvrez La liberté selon Tony Gatlif sur Culturebox !



Dès le 26 mai au Caméo 2 à Namur.

Réalisateur : Tony Gatlif - Acteurs : Marie-Josée Croze, Marc Lavoine et le fascinant James Thiérrée dans le rôle de Taloche, incarnation folle de la liberté rom qui se promène partout avec un violon sur l'épaule - France, 2009.

Bande-annonce

08/02/2010

Ne change rien, Jeanne

Ne change rien le film de Pedro Costa avec Jeanne Balibar et Rodolphe Burger vient de sortir dans 12 salles de cinéma en France ce 27 janvier 2010.

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Ne change rien est né d'une amitié entre l'actrice Jeanne Balibar, l'ingénieur du son Philippe Morel et Pedro Costa. Jeanne Balibar, chanteuse, des répétitions aux enregistrements, des concerts rock aux cours de chant lyrique, d'un grenier à Sainte-Marie-aux-Mines à la scène d'un café de Tokyo, de Johnny Guitar à la Périchole d'Offenbach.

Aurons-nous la chance de voir ce film en Belgique?

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Rodolphe Burger sera en concert à Bruxelles le 27 février 2010 à 20h00 au "Poème 2". On suppose que ce lieu est le théâtre situé au 30 rue d'Ecosse à 1060 Saint Gilles. Pas d'autres informations à l'heure actuelle.

20/01/2010

Miousik Papillon

 
Il y a quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, vous avez signé la pétition demandant la ressortie des films de Pierre Étaix. Une nouvelle fois, merci du fond du cœur !
 
En ce début d'année, malgré une décision de justice en sa faveur, les films de Pierre Étaix sont toujours "invisibles". (*** plus d'infos en bas de page)  Alors, puisqu'il est impossible (pour l'instant) de revoir "YOYO" au cinéma, Pierre Étaix a décidé de le faire revivre.... SUR SCÈNE !
 
Après quarante années d'absence, le clown-cinéaste va donc bientôt remonter sur les planches pour nous présenter son tout nouveau spectacle: "MIOUSIK PAPILLON", merveilleuse alchimie mêlant clown, mime, magie, jazz et music-hall...
 
Si le cœur vous en dit, venez donc saluer YOYO (Pierre Étaix), mais aussi Hadrien Trigance (mime), Odile Étaix (chant), Patrice Authier (piano), Pierre Maingourd (contrebasse), Marc Étaix (batterie) dans
 
MIOUSIK PAPILLON
vendredi 22 et samedi 23 janvier à 20h 30
dimanche 24 janvier à 16 heures
au Théâtre du Pont Tournant
13 rue Charlevoix de Villers
33000 Bordeaux
Plus d'infos sur le site
www.theatreponttournant.com
 
 
MIOUSIK PAPILLON ne bénéficie d'aucune subvention, d'aucune aide, hormis l'indéfectible soutien des adhérents, des donateurs ou de personnes comme Ève Marinone, Jacques Marty, Erwan Creff, Alice Duval, Alain Jomier ou Stéphane Alvarez, directeur du Théâtre du Pont Tournant de Bordeaux qui, en offrant à la petite troupe de Pierre Étaix son théâtre et ses équipes, a permis à ce beau projet d'exister. 
 
Pour "vivre" (et être diffusé), MIOUSIK PAPILLON a maintenant besoin d'un petit (ou plutôt d'un gros) coup de pouce.
 
Donc, si comme nous tous, vous souhaitez que le papillon s'envole, rejoignez-nous  en cliquant
 
YOYO a besoin de votre aide et votre soutien !
 

13:13 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : etaix, culture

03/01/2010

James Thiérrée sur France 2

Profitez vite du reportage (voir lien) que France 2 a consacré au spectacle "Raoul" de James Thiérrée qui triomphe à Paris.

http://jt.france2.fr/player/13h/index-fr.php?jt=20100103&...