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04/09/2008

Chateaubriand de passage au Zéro

Il y a 240 ans, le 4 septembre 1768, François-René, vicomte de Chateaubriand, naissait à Saint-Malo.
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En 1792, jeune homme royaliste combattant les armées républicaines, Chateaubriand fut blessé lors du siège de Thionville. Il chercha à rejoindre l'Angleterre via Namur et Ostende en traversant notre fôret ardennaise et en empruntant la "Vieille chaussée Marie-Thérèse" ou dite aussi "Vieille Pavée".
Fatigué et fiévreux, l'écrivain s'arrêta aux environs du Zéro, hameau composé de quelques habitations et d'une auberge, situé à l'époque sur la commune de Roy (de nos jours, commune de Marche-en-Famenne).
Emile Tandel, dans son ouvrage Les communes luxembourgeoises, raconte qu'il passa la nuit à la belle étoile et que le lendemain il fut recueilli et soigné par Mémène du Zéro.
L'auteur des Mémoires d'outre-tombe rendit d'ailleurs hommage, dans son autobiographie, aux "bohémiens" qui l'ont aidé sur ces chemins à rejoindre Namur.
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En 1948, pour commémorer le passage de Chateaubriand au Zéro en 1792, fut inaugurée par l'ambassadeur de France une stèle (à gauche sur la photo), à l'endroit où se trouvait déjà un auvent qui abritait le "Vieux Bon Dieu du Zéro".
Aujourd'hui, ce site appelé Mémorial Chateaubriand, perdu au milieu des campagnes entourant les villages de Bande, de Lignières et de Roy reste un des lieux de promenade favori de la région.

08/07/2008

Longwy au patrimoine de l'Unesco

Par Guillaume LAVALLEE AFP - Lundi 7 juillet, 21h08

QUEBEC (AFP) - Plusieurs fortifications de l'architecte militaire français Vauban, érigées dans divers départements en France, sont entrées lundi dans la prestigieuse liste de l'Unesco des sites ayant "une valeur exceptionnelle universelle".

"C'est la reconnaissance du génie universel de Vauban parce qu'au-delà de Vauban le bâtisseur, l'homme qui a inspiré des fortifications dans le monde entier, c'est aussi Vauban, le penseur, le philosophe, le précurseur du siècle des Lumières", a déclaré à l'AFP, Jean-Louis Fousseret, maire socialiste de Besançon et président de l'association Réseau des sites majeurs de Vauban.
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"C'est la reconnaissance d'un travail de plus de quatre années que nous avons mené tous ensemble, l'ensemble des maires du réseau, qui est fait de petites villes... C'est un réseau qui représente bien la France", a-t-il souligné.

Le réseau français avait proposé à l'Unesco d'ajouter un ensemble de 14 "fortifications" à sa liste du patrimoine mondial, mais deux des oeuvres présentées n'ont pas été retenues: le château de Bazoches (Nièvre) et le fort transformé en citadelle du Palais à Belle-île-en-mer (Morbihan).

"L'un a été retiré par défaut d'authenticité, il y avait eu trop de transformation ce n'était plus vraiment l'oeuvre de Vauban et l'autre parce qu'il ne répondait plus à la nouvelle appellation (de forteresse, ndlr)", a précisé à l'AFP Jean Guéguinou, ancien ambassadeur français à l'Unesco.

Les réunions du comité du Patrimoine mondial de l'Unesco se tiennent à huis clos. Des responsables avaient indiqué que la candidature des sites de Vauban avait été acceptée, mais la délégation française présente à Québec a par la suite précisé que 12 sites, dans 13 communes, avaient été retenus.

Le réseau des 12 sites comprend la citadelle pentagonale d'Arras (Pas-de-Calais), la citadelle, l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs), les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde), l'enceinte urbaine, les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes), la Tour dorée de Camaret-sur-mer (Finistère), la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle), le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), la citadelle de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales), la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin), la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime), les tours côtières de Tatihou/Saint-Vaast-la-Hougue (Manche), l'enceinte et les forts de Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales).

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Le comité du Patrimoine mondial de l'Unesco a par ailleurs souligné le "caractère international" de l'oeuvre de Vauban lors des discussions, a indiqué M. Fousseret à l'issue des discussions. Plusieurs fortifications inspirées de Vauban ont été construites en Afrique, en Asie, en Amérique du Nord, et en Europe.

"Madagascar et le Maroc ont par exemple souhaité que notre réseau s'ouvre sur la France encore mais aussi à l'extérieur pour faire en sorte que, peut-être, sur les cinq continents dans les années à venir on puisse agglomérer un autre ensemble de fortifications non pas construites par Vauban mais inspirées par Vauban", a souligné M. Fousseret

Il s'agit du 32e site français inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco. Deux grands critères entrent en cause dans l'évaluation des dossiers, la "valeur universelle exceptionnelle" d'un site et le plan de protection présenté.

05/07/2008

Monsieur l'abbé s'est enfermé dans son presbytère

Au hasard de nos recherches dans les foires aux collections, nous avons trouvé un acte notarié très intéressant, daté du 4 juillet 1763 et rédigé par Antoine MARTINOT, notaire au Marquisat de Cons-la-Grandville (Meurthe-et-Moselle, 54).

Voici en résumé ce que raconte cet acte :

Le lundi 4 juillet 1763, Nicolas VILLEZ, originaire de St Léger, prêtre de l’archevêché de Trèves, fut pourvu de la vicairie perpétuelle d’Ugny, vacante par le décès, survenu en mars de la même année, de l’abbé François LORETTE. Après avoir été investi du spirituel, il restait à prendre possession du temporel, c’est-à-dire d’entrer dans l’église et dans le presbytère. Mais la chose ne fut pas facile.

En effet, François MATHIEU, alors prêtre de la paroisse probablement par intérim, avait tout simplement fermé l’église et refusé de rendre les clefs au nouvel arrivant. Pour officialiser la prise de possession malgré tout, un geste symbolique fut pratiqué : Nicolas VILLEZ toucha la clinche et fit comme en procession le tour de l’édifice religieux.

Fallait-il encore entrer dans le presbytère : car l’abbé MATHIEU s’y était enfermé, ne laissant entrer personne « chez lui », prétextant qu’il était l’artisan de la reconstruction (pas encore achevée) du presbytère et des dépendances ecclésiastiques.

Finalement, Nicolas VILLEZ, après un procès en instance religieuse, fut légitimé par sa hiérarchie et resta à son ministère à Ugny, jusqu ‘en 1793, année de son arrestation et de sa déportation. Mais ceci est une autre histoire…

Reproduction de la première et de la dernière page (avec les signatures).

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Source : Olivier Cortesi, Ugny, une étape champêtre sur les routes de Lorraine, Cœur d’Occident Editions, Longwy, 2001.

07/06/2008

Gravure ancienne de Hotton

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"Autrefois un très vieux pont de pierre enjambait l'Ourthe en face du parvis de notre ancienne chapelle Saint-Nicolas. Il était vraiment de toute beauté. En effet, avec ses quatre gros piliers, ses puissants contreforts, ses sept arches aux voûtes irrégulières, ses larges parapets, il avait réellement du cachet, et pas mal de pittoresque. Jusqu'en 1894, tout le monde admira ce vieux pont, monument imposant, en dos d'âne, cet antique et réel ouvrage d'art, de style roman, qui datait du temps du règne de Marie-Thérèse." (Hotton à travers les âges de l'Abbé Edmond Marquet, Paris-Tournai, 1930).

09/05/2008

Photo ancienne de Bourdon

Nous avons découvert, dans nos archives personnelles, la photo d'une maison qui se trouvait sur l'emplacement actuel du parking de Bourdon.

Cette habitation détruite avant 1967 servait aussi de café et de salle de danse. On remarque à gauche le panneau signalant la direction de Marenne en prenant la rue de la Gare (voir notes précédentes).

Si vous possédez des clichés anciens des villages de Bourdon, Marenne, Verdenne, Roy et Menil-Favay, n'hésitez pas à nous les envoyer à cette adresse theolariette@hotmail.com, nous nous ferons un plaisir de les publier sur ce blog.

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24/12/2007

Noël 1944

Nous célébrons, en cette veille de Noël 2007, le 63ème anniversaire de la bataille des Ardennes.

La région de Bourdon n'a pas été épargnée.

En effet, du 23 au 26 décembre 1944, de violents et meurtriers combats eurent lieu dans les villages de Bourdon, Marenne, Menil-Favay et surtout Verdenne opposant la 84ème division américaine à la 116ème Panzer, division blindée de la Wehrmacht.

L'histoire de ces combats a été relatée dans un livre paru en 1994 : "Verdenne 1944" par Jean-Louis Giot.

En mémoire de ces douloureuses journées, fut érigé, au lieu-dit "Le Calvaire", un monument.

"Passant souviens-toi dans ces bois qui constituèrent la "Pocket of Verdenne" s'affrontèrent violemment du 23 au 26 décembre 1944 les 84 Inf. Div. et 116 Pz. Div. Ici plus de 2000 combattants laissèrent leur vie".

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02/11/2007

Petit patrimoine de nos villages

On rencontre, parfois, le long des chemins et aux croisements de routes des croix en bois ou en métal. Qu'elles soient fleuries, bien entretenues ou encore abandonnées à leur triste sort, ces croix représentent un petit patrimoine à ne pas négliger et à sauvegarder.

La commune de Rendeux l'a très bien compris. Un relevé de ces croix fut réalisé, il y a quelques temps, pour chaque village de l'entité. Résultat : la publication d'un livre "Un autre regard sur... les croix de nos routes", richement illustré qu'il est possible de commander au syndicat d'initiative.

L'idée m'est venue alors de vous faire découvrir quelques croix de Bourdon, Marenne et Menil-Favay (commune de Hotton).

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Le lieu-dit "Le Calvaire" à Bourdon.
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Croix à Marenne.
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Croix à Marenne.
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Croix située le long du sentier Marenne - Menil-Favay.
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Croix située au centre du village de Menil-Favay.
Chaque croix a son histoire que la plupart d'entre nous ignore.
Les plus anciens se souviennent peut-être pourquoi telle croix a été placée là, une autre ici.
Le souvenir d'une personne décédée à cet endroit? Le voeu d'un croyant?
Ce patrimoine très intéressant mérite d'être entretenu et mis en valeur pour ne pas risquer de disparaître.
  

22/09/2007

Les de Nollet, seigneurs de Bourdon (partie II)

8157b5f2de82acd4cbe7b3e77af19fb0.jpgBrève biographie de Joseph de Nollet, prince-abbé de Stavelot et Malmedy.

Né le 18 novembre 1672 au château de Beaumont, Philippe, fils de Nicolas de Nollet et de Jeanne Louise d'Orjo, fait profession à Malmedy le 14 novembre 1692 et abandonne son prénom pour prendre celui de Joseph.

En 1695, il reçoit la tonsure et devient, dès 1696, hôtelier à Malmedy. En 1715, il rate pour une voix l'élection de prince-abbé. Le 23 avril 1722, il est nommé prieur. Enfin, le 14 septembre 1741, Joseph de Nollet devient le 74ème prince-abbé avec 25 suffrages contre 22 à Antoine Thonnard, et est confirmé dans son élection par le pape Benoît XIV en novembre 1741.

Pour célébrer sa prestation de serment, de Nollet organise en mai 1742 de magnifiques cérémonies et soupers pour les religieux de Malmedy. Par contre, sa joyeuse entrée à Stavelot se fera sans éclat en raison des disettes, l'hiver ayant été particulièrement rude.

Août 1753, Joseph séjourne au château de Bourdon chez ses nièces. Il est malade et souffre d'une "érécipelle oedémateuse qui tenait un peu à la phlegmoneuse". Elle attaque la jambe. Le chirurgien Denis de Beauvoix et le docteur Fayotte de Marche constatent une gangrène. Il est trop tard. Le prince-abbé meurt à Bourdon le 16 septembre 1753.

Son corps est ramené à Malmedy mais, la nuit, on faillit perdre son cadavre qui glissa hors du carosse qui le reconduisait. C'est après une certaine distance que les convoyeurs s'aperçurent de la disparition du cercueil et eurent toutes les peines à le retrouver (les "chapelles" ne devaient pas être rares sur le chemin). Finalement, il est enterré dans l'église abbatiale de Malmedy sous un monument funéraire en marbre noir et blanc situé à gauche du maître-autel.

Joseph de Nollet fut beaucoup regretté. Homme de grand bien, charitable, vigilant et d'une grande droiture, il enrichit son église et procéda à d'importantes constructions.

Sa devise était : "NEMINI INFENSAE".

Sources :

Delvaux de Fenffe : "Les Abbés et Princes-abbés des abbayes de Stavelot et de Malmedy", Tongres, 1935

Charles Leestmans : "Messieurs d'Ardenne. Aspects de la vie bourgeoise sous l'Ancien Régime (1500-1800)", Bruxelles, 1983

Gaston Schuind : "Stavelot-Malmedy : une principauté ecclésiastique de l'Ancien Régime", Stavelot, 1914

15/09/2007

Les de Nollet, seigneurs de Bourdon (partie I)

274152ec7deb776055bd7e725c278e35.jpgDans la chapelle de Bourdon, dont le patron est Saint-Remacle, se trouve une pierre tombale qui porte cette inscription:

"Icy gisent Noble et généreux seigneur Messire Charles-Louis de Nollet seigneur de Bourdon, Marenne, Verdenne, Magny qui trépassa le 28 septembre 1732 et Noble dame Anne Hubertine de Mozet, dame de Magery, Houmont, sa compagne, décédée le 10ème jour d'avril 1710 et en mémoire du révérendissime et illustrissime seigneur Joseph de Nollet de Bourdon abbé et prince de Stavelot et de Malmedy mort au château de Bourdon le 16 septembre 1753 Priez Dieu pour leurs âmes".

Qui sont les de Nollet? Nous allons tenter de vous raconter brièvement l'histoire de cette famille en partant du livre de Delvaux de Fenffe : "Les Abbés et Princes-abbés des abbayes de Stavelot et de Malmedy", Tongres, 1935.

Les de Nollet, famille de vieille souche, sont présents, dès le 15ème siècle, dans la magistrature dinantaise. Certains historiens situent erronément l'origine de cette famille à Habay-la-Neuve. Nous verrons cela plus loin. En 1582, Nicolas Nollet, maïeur de Dinant, est seigneur tréfoncier de Wellin et receveur des religieux de Stavelot.

En 1606, Jean Nollet, cellerier à Schönberg, petit village allemand situé près de Saint-Vith, reçoit l'usufruit d'une usine de plomb à Hardenberg. Cet usufruit passe ensuite vers 1640 à Nicolas Nollet, puis à son fils prénommé aussi Nicolas, officier de son Altesse Electorale de Trèves à Beaumont.

C'est ce seigneur Nicolas qui acquiert le 8 mai 1690 avec son épouse Jeanne d'Orgeo (ou d'Orjo) la seigneurie de Bourdon, Marenne et Habay (d'où peut-être la confusion avec l'origine) au prix de 14.000 écus. Le vendeur, Jean Bernard de Vervy (les de Vervy possédait la seigneurie de Habay) stipulait que l'acheteur devait lui céder son office d'officier de Beaumont et s'engager à obtenir l'agrégation de SAE de Trèves. Le 25 mai 1691, Nicolas de Nollet releva Bourdon et Marenne à la cour féodale de La Roche pour plusieurs générations.

C'est ainsi que sur la pierre tombale de la chapelle de Bourdon, nous trouvons le nom de ses deux fils : Charles-Louis, décédé en 1732 et Joseph, mort en 1753. Ils avaient pour armoiries un blason d'argent (càd sur fond blanc) portant trois merlettes de sable (càd des oiseaux de profil non identifiables sans bec ni pattes et de couleur noire).

Dans la seconde partie, nous vous raconterons la vie du prince-abbé de Stavelot et Malmedy, Joseph de Nollet.

 

21/07/2007

Si Longwy m'était conté...

149f7e176c227449e1540c1f1a003495.gifLa ville de Longwy en 2007 est candidate au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Elle fait partie des seize communes membres du Réseau des Sites Majeurs de Vauban. Afin de soutenir cette candidature, une soirée exceptionnelle fut organisée le samedi 7 juillet. La nuit tombée, les remparts de la ville Haute se sont enflammés de 1000 feux. L'évènement avait débuté par un concert de CharlElie Couture sur la Place Darche devant un parterre de plusieurs milliers de personnes.

Site officiel de la mairie de Longwy  http://www.mairielongwy.fr/page_site/actu_image_citadelle...

Je ne peux que vous conseiller de visiter cette charmante ville lorraine pour ses "vestiges" datant du XVIIème et XVIIIème siècles, comme son église, ses remparts, son puits, ses musées, sa Porte de France, son Hôtel de Ville... Et que dire de la beauté des émaux de Longwy... http://www.emauxdelongwy.online.fr/

En bonus, vous pouvez visionner un album reprenant une série de cartes postales sur Longwy à la "Belle Epoque". Ces cartes datent d'avant la première guerre mondiale et certaines d'avant 1870, vous permettant de vous faire une idée de ce que fut la vie aux XVIIIème et XIXème siècle dans cette ville lorraine.

Bonne promenade.

17/05/2007

Jeunesse Bourdon 62

Avril 2003, les Verts et Blancs de Bourdon (province de Luxembourg) remportaient le deuxième titre de leur histoire.

A l'origine, le club de foot portait le nom d'Etoile de Bourdon pour être dissout en 1957.

Mais le 1er avril 1960, le matricule 6376 renaissait sous le nom "Jeunesse Bourdon". Il a évolué tout d'abord au lieu dit "Sur les Monts" pendant 8 années, la lanterne rouge ne quittant jamais l'équipe première. En 1968, le terrain fut transféré "Aux longues Aires", occupé jusqu'à l'installation du camp militaire vers 1976. Un nouveau et dernier déménagement eut lieu donc "Sur les Hys" (voir photo aérienne).

Vint ensuite l'épopée des 62 matches sans défaite qui débuta en 1978 (?) contre Rendeux et prit fin en janvier 1980 à Grand-Halleux au lendemain d'un mariage... Grâce à cette fabuleuse série, le club remporta son premier titre à l'issue de la saison 1978-1979 et le challenge de "L'Avenir de Luxembourg" (voir médaille). En cas de succès, la tenancière du café "Au bon Accueil", aimait faire flotter le drapeau vert et blanc à la devanture de son estaminet.

Aujourd'hui, Bourdon évolue en P3 luxembourgeoise. Mais qui sait si la prochaine saison n'est pas celle du 3ème sacre...

Le chiffre de 62 matches sans défaite a-t-il été amélioré depuis par un autre club belge? Pouvez-vous nous aider à répondre à cette question?