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27/04/2016

Le retour de James Thierrée à Namur en septembre 2016

James Thierrée sera de retour à Namur au Théâtre royal du 21 septembre au 2 octobre 2016 pour son spectacle "La grenouille avait raison".

http://www.compagnieduhanneton.com/FR/spectacle/la-grenou...

james thiérrée

james thiérrée

Photos de Hughes Anhes.

 

Critique tirée de :

http://www.letemps.ch/culture/2016/04/07/elegie-animale-j...

par Alexandre Demidoff

L’élégie animale de James Thierrée ensorcelle au Théâtre de Carouge

Avec «La Grenouille avait raison», le petit-fils de Charlie Chaplin signe une échappée aussi mélancolique que personnelle, servie par des interprètes magnifiques.

Un jour, James Thierrée a dit que sa foi s’est logée dans ses rotules. Et que ses idées se «promènent dans les cintres à contrepoids du plateau.» Le petit-fils de Charlie Chaplin voulait signifier par là qu’il n’y a pas d’imagination sans muscles pour la magnifier, pas d’affabulation sans ficelles et poulies. De cette conviction résulte, depuis une fantastiqueSymphonie du hanneton en 1998, des broderies voltigeuses, souvent somnambuliques, hauturières, c’est-à-dire faites pour le grand vague, des pièces en somme qui s’infiltrent en papillons dans la mémoire. C’est ce qui se produit au Théâtre de Carouge avec La Grenouille avait raison, sa nouvelle création encore verte le soir de la première, en panne de ressorts même par moments. N’empêche que la matière est là, traversée par un courant de mélancolie et de folie bohème qui est la signature de l’artiste au théâtre comme au cinéma – il est marquant en clown torturé aux côtés d’Omar Sy dans Chocolat.

L’extase, vingt mille lieues sous les mers.

Au seuil des fantasmagories de James Thierrée, il y a toujours un ravissement. Un «oh» qui vous redresse sur votre siège, vous projette dans la fiction. C’est un sortilège de famille, un capital poétique. Ses parents, Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée promènent depuis un demi-siècle leur Cirque Bonjour, puis Cirque Invisible, en disciples de Lewis Caroll. Sa soeur Aurélia traverse les airs elle aussi, dans Murmures des murs par exemple, au Théâtre de Carouge déjà au mois de décembre 2012. Le rideau rouge s’ouvre donc à l’instant. Et vous dites «oh».

C’est vingt mille lieues sous les mers. Ou un tableau organique de Max Ernst, ce surréaliste qui chérit les plantes carnivores, les mandragores vénéneuses. Sur une conque, un Peter Pan guette comme un oiseau marabouté, captif d’un bas-fond. C’est James Thierrée, allure volatile et altière. A main gauche, un piano fantôme sur lequel tombent en tentacules les bras d’une musicienne somnolente, la magnétique Valérie Doucet. Pas loin, un poste de télévision miniature sur lequel s’affairera, comme devant une boîte démoniaque, un petit mage dégrisé (Yann Nédélec). Sur ce trio plane une créature formidable, hugolienne, un poulpe peut-être, une araignée des mers qui les surplombe de toutes ses pattes en forme de nénuphar. Là-haut, loge une naïade nargueuse dont la chevelure est un poème – l’énigmatique et acrobatique Thi Mai Nguyen.

Une verve burlesque, mais des eaux infernales.

De quoi parle James Thierrée? D’une malédiction dont serait victime une fratrie. Une voix off le souffle. Mais aussi de rêveurs qui chercheraient la sortie d’un mauvais songe. Mais encore des angoisses qui vous empoissent. Plus grave que La Symphonie du hanneton au Théâtre de Vidy au début des années 2000, plus déchiré qu’Au revoir parapluie à Vidy aussi en 2007, La Grenouille avait raison fait écho à nos naufrages. Alors, certes, il y a ces vertiges de fête foraine, quand James Thierrée s’agrippe à une échelle géante, qu’il se met à tourner sur ce mât d’infortune; ou quand Yann Nédélec arrache un bras (mais oui), puis sa chevelure à Valérie Doucet, belle endormie sur son clavier. Ou encore quand James se frotte à un rôdeur orgueilleux (Samuel Dutertre), l’embrasse de toutes ses forces et lui dérobe le manteau qu’il portait. Verve burlesque.

Mais l’eau du conte est parfois infernale. L’artiste met des gestes sur la fureur des jours. Dans ces bas-fonds, on ne cesse de se désaccorder en musique, avec l’aide de Mozart, de Schumann, d’Otis Reding, ce prince de la soul encore, de la somptueuse Mariama surtout, cette chanteuse à la cape envoûteuse qui dit que «guérir les corps ressemble à la musique.» Voyez comme James et Valérie Doucet s’égratignent. Il la harponne, elle lui glisse des pattes; il la rattrape, elle s’enroule autour de lui comme une tentatrice d’Egon Schiele. Ils ne forment bientôt plus qu’un corps torsadé et grimaçant. Ces noeuds se font et se défont à toute vitesse, comme si rien ne pouvait sauver d’un désastre prémédité. La Grenouille avait raison est un marais infesté. Une machine s’avance à présent: un robot au bras chirurgical et méchant qui frappe un ciel de métal. Puis c’est un poisson blanc ventripotent et hilare échappé des doigts fantasques de Victoria Chaplin que James a toujours vu fabriquer des animaux fantastiques.

Une symphonie d’engrenage.

Dans la revue Egoïste (Numéro 16, tome 2), l’artiste racontait en 2011 qu’un spectacle est «une symphonie d’engrenage». Une affaire de flexion, de torsion, de vases communicants, de largage, de filage etc. Il confiait aussi aimer se jeter à corps perdu dans les «mécaniques serrurières», dans la hâte de les découvrir toutes. A Carouge, certaines serrures résistent encore. Mais c’est ainsi que grandissent les châteaux hantés. Il y a quelques années, il invitait à la cavale dans La Veillée des abysses. Le sortilège de La Grenouille pourrait se résumer ainsi: elle fait de chacun un veilleur d’abysses.

La Grenouille avait raison, Théâtre de Carouge (GE), jusqu’au 8 mai; loc. 022/343 43 43; www.tcag.ch

 

13:14 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james thiérrée

24/04/2012

Théâtre de Namur : la nouvelle saison 2012-2013 accueille James Thierrée et son nouveau spectacle Tabac Rouge

Décidément, James Thierrée aime Namur et le public le lui rend bien. En effet, pour son nouveau spectacle, l'artiste sera encore une fois présent sur la scène namuroise.

Voici quelques détails : le nouveau spectacle de Thierrée s'intitule "Tabac Rouge" et sera présenté au Théâtre royal de Namur du 19 au 28 mars 2013.

Nous vous invitons à feuilleter le programme complet de la saison 2012-2013 via ce lien http://issuu.com/tdn1213/docs/tdn_journal-basse_def?mode=...

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james thierrée,namur

james thierrée,namur

(N'ayant pas les droits sur les 2 photos, si vous le désirez, je peux les enlever.)

11:02 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james thierrée, namur

10/01/2012

James Thiérrée recherche des danseurs

James Thiérrée (La Symphonie du Hanneton, La Veillée des Abysses, Raoul) recherche pour sa prochaine création en janvier 2013 des danseurs. Grande technique et expériences de scène sont souhaitables, danse fortement physique, radicale et instinctive, jeu corporel et théâtral (vertige s'abstenir).

james thiérrée

A envoyer : CV + photo + vidéo pour une première sélection à : audition@compagnieduhanneton.com

par la poste : Junebug - 145, rue de Belleville 75019 Paris France

Auditions en janvier 2012.

19:36 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : james thiérrée

17/01/2011

Raoul : un spectacle qui a bien mûrit

En avril 2009, nous avions assisté à la naissance de "Raoul" de James Thiérrée à Namur. Vingt mois plus tard, l'enfant et le père, de retour dans notre ville cette semaine, se portent à merveille.

Laissons s'exprimer James Thiérrée (qu'il me pardonne de retranscrire ces notes mais il n'y a que lui pour parler aussi bien de son conte).

Je voudrais aujourd'hui sur cette page ne pas vous raconter l'histoire de Raoul. Me permettez-vous?

J'aimerais plutôt, lorsque le temps viendra, un soir de préférence, vous exprimer mon envie de danser librement, de trembler pour parler, d'abattre les murs, de voler au secours, faire grincer les cordes arides, galoper mes bras et mes jambes, dormir debout bien allongé, rencontrer les bêtes infréquentables, engueuler la belle musique, libérer l'étoile, gifler mes mauvaises pensées... Bref, j'aimerais le moment venu, partager... ce moment venu. Avec vous, simplement. Etes-vous d'accord?

Je voudrais ce soir-là vous laisser être ombres, dans vos sièges indépendants, et projeter comme un vent cinglant sur vos visages mon décor fragile (malgré ses airs robustes), ses poulies, ses contrepoids, projecteurs, système de largage, accessoires cabossés et autres textiles amalgamés... Me suivez-vous?

J'espère observer au travers de votre présence la lente métamorphose de ce prénom qui a pris la tête de mon navire sédentaire sous la forme d'un titre. Ce serait un spectacle où la solitude aurait pour miroir l'abondance et la foule, et où cette foule cacherait au sein des fragments singuliers dont elle est composée des désirs fous de liberté, de rencontre et d'évasion. Tout cela en retour reflété sur un : Raoul.

C'est un peu compliqué j'en conviens... Il faudra que tout cela se précise dans votre tête un soir, et non dans la mienne, et que ce sentiment précis n'ait pas de nom, afin que vous puissiez lui en inventer un. Vous êtes toujours là?

Bon le rendez-vous est pris, et le moment venu, ni vous ni moi n'en possédera la clef. C'est l'essentiel. Car je ne contrôle réellement rien. Mais réellement rien ne nous contrôle. Je l'espèreJames Thiérrée.

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Mais pourquoi ce spectacle nous fascine-t-il autant? Peut-être trouverons-nous la réponse demain soir?

23:17 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : james thiérrée, raoul

02/01/2011

Interview de James Thiérrée

Quinze jours avant le retour de Raoul de James Thiérrée au Théâtre royal de Namur, nous vous invitons à écouter la très intéressante interview de l'acteur suisse. Raoul est-il un poisson neurasthénique? Allez savoir...

http://www.latele.ch/lesentretiensdelatele

 http://www.theatredenamur.be/saison20102011/event.php?id=...

 

23:47 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : james thiérrée

08/09/2010

On a chaviré pour "La Veillée des Abysses"

Superbe rentrée 2010 au Théâtre royal de Namur, cette semaine, avec l’éblouissante « Veillée des Abysses » de James Thiérrée, le petit-fils de Charlie Chaplin.

Cinq artistes (d’ailleurs sont-ils 5 ou 6? Qu’est devenue Gaëlle Bisellach-Roig) vont se mélanger et se partager la scène pour un rêve merveilleux d’une heure et demi sous le regard attentif d’un personnage discret et mystérieux se cachant sous un drap noir. Serait-ce le maître des lieux, le dieu des Abysses ?

Au commencement est l’ouragan. Ses draps blancs flottants envahissent le plateau en vagues géantes ; tableau grandiose dans lequel le vent fouette les éléments et va plonger nos naufragés dans un monde étrange et féérique. Autour d’une table au fond de la mer, ils parlent une langue inconnue et parfois la perdent ou la chantent. La table devient roue et, par une gestuelle exceptionnelle, se transforme en escargot. Les lois de notre monde n’ont plus cours. Mélanges de sons, de musique, de bruits d’insectes. Tous nos sens sont en éveil.

Tout en apesanteur, les personnages vont se mouvoir et se comporter de façon irréelle touchant aux portes de la folie. La grille infranchissable sans un code gestuel irréel est envahie par une espèce d’araignée de mer. Celle-ci joue avec Thiérrée qui ne peut s’empêcher de la poursuivre dans cette dimension verticale. Gardes immobiles se changeant en statue grecque ou en oiseau imaginaire aux ailes déployées, ils franchissent enfin l’obstacle.

Le canapé avaleur et cracheur de chair humaine nous fait oublier à qui sont ces pieds, ces mains. Notre vision est double, triple. Une femme disparaît, un homme prend magiquement sa place. Où sommes-nous ? Nous touchons aussi le fond.

L’envol de l’homme va tirer les voiles, le mât balance tel un métronome géant. La mer s’agite et une pianiste décalée nous joue les vedettes à en perdre la raison. Avons-nous toujours la nôtre ?

L’homme perd toutes ses forces et se force à rester debout pour avoir encore l’aspect d’un être humain. Il suffira d’un coup de pied au cul pour rétablir la réalité. Cette réalité qui nous semble atteindre un profond désespoir lorsque deux hommes veulent se tirer une balle dans la tête pour finalement faire marche arrière. Le réel nous échappe, envahi par une succession d’images fortes sorties d’un imaginaire extraordinaire.

Jeux de mimes, acrobaties et contortionnismes, danses et chants, croisements savants de théâtre et de cirque, ce spectacle enivrant est à l’image de l’inventif et génial James Thiérrée touché par une grâce baroque.

On voudrait que cet univers dure des heures. On voudrait garder toutes nos émotions et être étourdi éternellement par ce songe. On ne veut pas se réveiller !!!

La Veillée des Abysses (bande annonce) from THEATRE DE NAMUR on Vimeo.

 

 

12/05/2010

Théâtre de Namur - Saison 2010-2011 : le retour de James Thiérrée

Le programme de la saison 2010-2011 du Théâtre Royal de Namur vient d'être dévoilé.
Et, en ouverture de la saison, dès le 4 septembre et jusqu'au 10 septembre, le retour tant attendu de James Thiérrée avec l'exceptionnel spectacle La Veillée des Abysses. Déjà présentée en 2005 à Namur, cette féérie drôle et fantastique a fait le tour du monde. Dernière occasion donc de la voir avant de disparaître au pays des songes.
Ce n'est pas tout, James Thiérrée revient aussi du 17 au 23 janvier 2011 avec Raoul, créé en 2009 dans ce même lieu. On ne peut que vous conseiller de voir ou revoir cet incroyable enchantement du génial sculpteur d'illusion.
Autres spectacles proposés :
- Le Chagrin des Ogres de Fabrice Murgia
- Bien des choses de François Morel
- L'Homme à tête de chou de Serge Gainsbourg, version enregistrée par Alain Bashung et chorégraphiée par Jean-Claude Gallota (à ne pas manquer!)
- Habit(u)ation d'Anne-Cécile Vandalem (créatrice du surprenant (Self) Service)
- ID du cirque Eloize
- Seuls de Wajdi Mouawad
- Le Roi se meurt d'Eugène Ionesco avec Michel Bouquet
- Quelqu'un comme vous de Fabrice Roger-Lacan avec Jacques Weber et Bénabar
Quelques concerts : Christophe, Eté 67, Louis Chedid, Thomas Fersen,...
Un programme bien alléchant et ambitieux...

La Veillée des Abysses (bande annonce) from THEATRE DE NAMUR on Vimeo.

28/04/2010

James Thiérrée sur les routes de la Liberté

Sortie cette semaine en Belgique du nouveau film de Tony Gatlif : Liberté (Korkoro)

Théodore, vétérinaire et maire d'un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, a recueilli P'tit Claude, 9 ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l'institutrice fait la connaissance des Tsiganes qui se sont installés à quelques pas de là. Ils sont venus pour faire les vendanges dans le pays. Humaniste et républicaine convaincue, elle s'arrange, avec l'aide de Théodore, pour que les enfants tsiganes soient scolarisés. De son côté, P'tit Claude se prend d'amitié pour Taloche, grand gamin bohémien de 30 ans. Mais les contrôles d'identité imposés par le régime de Vichy se multiplient et les Tsiganes, peuple nomade, n'ont plus le droit de circuler librement …

LIBERTE_affiche.jpg

Dans la France des années 1940, on les appelait bohémiens, parfois Manouches, plus rarement Tsiganes. Les historiens estiment aujourd'hui que sur les deux millions de Tsiganes qui vivaient en Europe avant la guerre, entre 250.000 et 500.000 ont été assassinés dans les camps de la mort nazis. Liberté raconte l'histoire d'une de ces familles, arrivée un jour dans un petit village de France, exposée à la méfiance d'une population qui ne comprend pas son mode de vie si opposé au sien, mais aussi aidée par quelques Justes, l'institutrice et le maire. Pour les Tsiganes, alors, c'était la sédentarisation ou la mort, et c'est de ce choix impossible que se nourrit le film de Tony Gatlif, lui-même « déraciné de l'Algérie », ainsi qu'il se présente, et qui depuis des années filme les Roms, leur vie, leur musique, leur histoire. Récit maîtrisé, tendu, tenu, respectueux de ses personnages, reconstitution à la fois discrète et attentive, Liberté ne sollicite jamais une émotion qui advient naturellement, en toute dignité.

 

Découvrez La liberté selon Tony Gatlif sur Culturebox !



Dès le 26 mai au Caméo 2 à Namur.

Réalisateur : Tony Gatlif - Acteurs : Marie-Josée Croze, Marc Lavoine et le fascinant James Thiérrée dans le rôle de Taloche, incarnation folle de la liberté rom qui se promène partout avec un violon sur l'épaule - France, 2009.

Bande-annonce

03/01/2010

James Thiérrée sur France 2

Profitez vite du reportage (voir lien) que France 2 a consacré au spectacle "Raoul" de James Thiérrée qui triomphe à Paris.

http://jt.france2.fr/player/13h/index-fr.php?jt=20100103&...