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13/11/2011

Lulu : live à Cologne

Lou Reed et Metallica ont présenté ce 11/11/11 à Cologne l'album "Lulu". Voici quelques extraits et interviews de ce qui pourrait être le pire album de l'année. A vous de juger, mais, personnellement, on apprécie.

Le show complet à voir via ce lien:

 http://www.einslive.de/medien/html/1live/2011/11/11/1live...

20/10/2011

"LULU" de Lou Reed et de Metallica

MetallicaLouReed-500x250.jpg

http://www.loureedmetallica.com/listen-to-lulu.php

Nous avons écouté l'album, excepté les deux derniers titres. Nous apprécions beaucoup Lou Reed. Nous l'avons vu plusieurs fois en concert, notamment au Bozar à Bruxelles pour le fameux "Berlin". De même à Ostende au casino pour la tournée qui a suivi la sortie de l'excellent album "Ecstasy".

Metallica, par contre, nous ne connaissons pas. Bien sûr, nous avons déjà entendu quelques titres du Black Album. Cela s'arrête là.

Que penser de "Lulu"? D'abord, il est certain que les fans de l'un ou des autres vont détester avant même d'avoir écouté l'album. Déjà, un a priori au départ. Ensuite, il y aura les curieux qui pensent que le mariage pourrait fonctionner. Alors, avant de donner notre avis, nous voudrions connaitre le vôtre. N'hésitez pas à faire vos commentaires.
 

23:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lou reed, rock, musique

05/05/2010

Lou Reed montre Red Shirley

 

Visions du Réel : Lou Reed montre «Red Shirley»

Article d'Antoine Duplan (rendons à César...) :  http://dua.typepad.com/cinema/2010/04/visions-du-r%C3%A9e...


L’autre jour, dans Libération, Frans de Waal, primatologue, disait : «L’empathie caractérise tous les mammifères». Sauf Lou Reed, peut-être. Des ombres délétères de la Factory où il a fait ses premières armes musicales au sein du Velvet Underground aux concerts secs comme des coups de trique de ces dernières années, des arrangements veloutés et vénéneux de Berlin aux riffs métalliques du rock le plus dur, des amours de cuir vêtues au compagnonnage avec la seringue, le Rock n’Roll Animal a poussé plus de cris de haine (Kill Your Sons) et davantage célébré le néant (Heroin) qu’il n’a tendu la main à son prochain.

Mais les temps changent. A 68 ans, Lou Reed s’humanise – peut-être sous l’influence positive de sa femme, la lumineuse Laurie Anderson. En témoigne Red Shirley, son premier film qu’il a présenté hier soir en première mondiale à Visions du Réel – avec une heure de retard, star system exige. Physiquement, le vieux Lou ne tient pas une forme éblouissante. Hormis une confortable bedaine, il est d'une maigreur de vieux junk; il boitille sur des guibolles comme des allumettes dans le jeans qui tire-bouchone. Son visage est creusé de plis profonds. Sex, dugs & rock n’roll, ça use.

Ce moyen métrage se concentre sur Shirley, la cousine centenaire du chanteur. Pendant deux jours, il s'est entretenu avec elle devant l'objectif. Elle est née en avril 1909, en Pologne. Quand elle a 19 ans, son père l’expédie au Canada. Elle débarque à Montréal où elle ne reste qu’un semestre: elle trouve la ville trop «provinciale». Avec ses deux valises et sa mandoline, elle prend le train pour New York. Elle travaille dans la haute couture. Elle parle fièrement de la robe qu’elle a cousue pour Liza Minelli. Elle montre le coussin tout élimé qu’elle a brodé dans sa jeunesse. Elle participe de près aux luttes syndicales et cette activité lui vaut son surnom de Shirley la rouge. Sa famille est restée en Europe, «et Hitler s’est occupé d’eux», dit-elle sobrement. Elle retrouve plus tard deux sœurs survivantes, sionistes en Palestine. Elle a participé à la marche pour les droits civiques des Noirs; Mahalia Jackson a chanté le gospel. "C’était tellement émouvant. L’écouter chanter, c’était comme vivre une vie entière», dit la vieille dame. Lou Reed garde cette phrase comme mot de la fin.

Red Shirley n'est certes pas le plus grand film de tous les temps, mais il est indéniablement émouvant, efficacement renforcé d'une bande son qui fait la part belle aux larsen du Metal Machine et ponctué d'arrêts sur image permettant au spectateur de ne "pas rater une belle expression". La cinéaste Molly Dineen, membre du jury, salue la qualité formelle du film, la qualité unique de la profondeur de champ; Lou Reed a l’air touché par le compliment. Il dit n'avoir passé derrière la caméra que pour "préserver la mémoire de Shirley et donner à d’autres gens l’occasion de la rencontrer», n'était pas sûr que sa vieille cousine pût intéresser un autre public que lui-même. A la terrasse d'un café new-yorkais, il a montré des extraits à Bernard Comment. L'écrivain suisse l'a vivement encourage à aller au bout du projet, car "l'histoire de Shirley est une métaphore du 20e siècle".

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Et le voilà ce soir, charmé par le "nice" théâtre de Marens, répondant d'assez bonne grâce aux questions de Jean Perret. Il ne se sent pas plus cinéaste que musicien ou écrivain; il ne sait d'ailleurs pas comment il se sent. Il a toujours aimé le cinéma, comme toute le monde, mais n'a pas l'intention de refaire un film. Seule Shirley pouvait l'inspirer. Il l'aime sa vieille Shirley, il la touche pendant les entretiens, comme pour s'assurer de sa présence – tiens? même Lou Reed est capable d'empathie…. Non il n'a pas montré le film à Shirley, prétextant que sa vue et son ouïe sont trop basses pour s'éviter des reproches

Il lit trois textes, All Tomorrow's Parties, The Day John Kennedy Died et Romeo Had Juliet. Enfin, lire, le mot est fort. Il marmonne, grommelle, grumbles en v.-o. Il n'a pas le génie locutoire de Leonard Cohen récitant If It Be Your Will, de Patti Smith scandant Horses ou de Roberto Benigni déclamant les chants La Divine comédie. Il est Lou Reed, prince des grognons. Mais il n'est pas trop mécontent de sa soirée, car il accepte que le public l'interroge. L'exercice commence mal. Une spectatrice demande ce qu’est devenue la mandoline de Shirley. Lou tire la gueule. "Je me demande si c’est une bonne idée que je réponde au public. Question suivante». Il a tort: cette mandoline dont  Shirley, immigrée de 19 ans, a appris à jouer à Montréal et qu’elle tenait à la main quand elle est partie à New York est un emblème de son âme. L’a-t-elle cassée ? Perdue ? A-t-elle renoncé à en jouer ? Cela méritait réponse.

 

08:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lou reed, cinéma

19/05/2009

Lou Reed à Anvers

01_PORTRAITS_Laurie_Anderson.jpgLe festival Jazz Middelheim à Anvers qui aura lieu du 13 au 16 août 2009 accueillera Lou Reed.

Seront aussi présents sa femme Laurie Anderson, Toots Thielemans et John Zorn.

La radio Klara diffusera les concerts.

18:11 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, rock, lou reed, jazz

18/07/2008

"Berlin" de Lou Reed à Bruxelles

Ce mercredi 16 juillet, dans la salle du Palais des Beaux-Arts bondée de... quinquagénaires, Lou Reed - étonnament détendu et souriant - et son super band ont interprêté dans son intégralité l'album Berlin sur une mise en scène de Julian Schnabel, présent d'ailleurs à Bruxelles pour introduire le spectacle.

Cet album-concept, sorti en 1973, raconte l'histoire d'un garçon qui trouve une fille, Caroline, et qui la perd. Histoire de jalousie, de colère qui se passe à Berlin, ville à l'époque coupée en deux (à l'image de notre Belgique actuelle?).

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Tout au long du concert, exécuté de façon magristrale (ces frissons sur Sad Song...), des petits films tournés par Lola Schnabel, la fille de Julian, sont projetés sur scène pour soutenir la dimension narrative de la musique. Avec dans le rôle de Caroline, la très belle et troublante Emmanuelle Seigner.

En rappel, tout en douceur, le groupe reprend Satellite of Love chanté par le bassiste Fernando Saunders, Walk on the Wild side et le détonnant Keep me Hanging on des Supremes. En deuxième rappel, nous avons eu droit, dans un silence presque religieux, au superbe The Power of the Heart.

Au final, un excellent concert devant un public très enthousiaste, qui peut-être n'a plus (vu la moyenne d'âge) l'habitude d'assister à des concerts de rock...

Pour ceux qui ont raté par deux fois Lou Reed et son Berlin à Bruxelles, pourront se rattraper en visionnant le DVD Berlin réalisé par Julian Schnabel et sorti tout récemment.

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10:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : musique, rock, lou reed