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22/02/2011

Suivez mon regard ! Coups d'oeil littéraires sur la Wallonie et son patrimoine

 Suivez mon regard ! Coups d'oeil littéraires sur la Wallonie et son patrimoine

Monuments, traditions, culture, sites ruraux et urbains : la maison Wallonie possède un considérable patrimoine, qu’il soit soigneusement rangé, entretenu, briqué dans la « belle place » ou qu’il meuble de son mieux notre quotidien. Cette bonne demeure s’honore tout autant du nombre remarquable d’écrivains et d’artistes qu’elle abrite et accueille.

Parmi eux, quarante auteurs et quarante illustrateurs se sont plu, l’espace d’un recueil, à exercer leurs talents sur les biens de famille. Chaque écrivain, épaulé d’un complice plasticien, a fait son choix dans le vaste fonds domestique et a laissé courir son imagination. Pas de traité d’archéologie, pas de guide touristique et surtout pas de plaidoyer nationaliste ! Quarante poèmes, fictions, évocations, en ricochet sur
un fragment de Wallonie. Pour le plaisir !

« Suivez mon regard ! », nous disent les auteurs. Suivons-le à travers les cinq provinces, nous découvrirons que le patrimoine n’est pas un bloc de granit figé dans le silence des siècles. Le patrimoine parle. Il ne radote pas, il dialogue avec nous et suscite sans cesse des rêves insolites, des idées nouvelles, de l’espoir pour les hommes d’aujourd’hui.

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Auteur(s) : Sous la direction d'Armel Job et de Christian Libbens

  • Avant-propos de Freddy Joris
  • André-Marcel ADAMEK, Le freux du Château de Vêves
  • Nicolas ANCION, Superpizza
  • Frank ANDRIAT, D'Orval en Gaume
  • Luc BABA, Le petit rouge de Liège
  • Alain BERTRAND, Spa-Francorchamps
  • Philippe BRADFER, Post tenebras spero lucem
  • Eric BROGNIET, Tutti cadaveri
  • Daniel CHARNEUX, Emile et Marthe
  • Pierre CORAN, Le beffroi de Mons
  • Ghislain COTTOn, Un week-end à la campagne
  • Alain DANTINNE, Entre deux eaux
  • Guy DELHASSE, Bon plongeon à toi Johnny Personne
  • Xavier DEUTSCH, Les feux de plateaux
  • Eddy DEVOLDER, Van Gogh à la cathédrale
  • François EMMANUEL, Petites pratiques de l'utopie
  • Vincent ENGEL, Festives hostilités
  • Bernad GHEUR, La cathédrale de mon enfance
  • Françoise HOUDART, Le rêve de pierre d'Eléonore
  • Jean  JAUNIAIX, Le Bull de mon père
  • Armel JOB, Le dolmen
  • Eva KAVIAN, Le chant des odonates
  • Stéphane LAMBERT, Des injures et des prières
  • Pascal LECLERCQ, In Mémorial
  • Christian LIBENS, La bête
  • Françoise LISON-LEROY, En cet écrin dernier
  • Karel LOGIST, 374e marche
  • Malika MADI, Losseau, l'oiseau du paradis
  • Paul MATHIEU, Les testaments de pierre. Lettres à un ami
  • Colette NYS-MAZURE, Un enlèvement
  • Marc PIRLET, Entre ciel et terre
  • Claude RAUCY, Les rassembleurs
  • Frédéric SAENEN, La langue première
  • André SCHMITZ, Sources et Sortilèges
  • Irène STEYCK, La statue de Grétry
  • René SWENNEN, La banlieue industrielle
  • Georges THINES, Le lors et le tumulus
  • Michel TORREKENS, Gembloux, ma planète
  • Jean-Pierre VERHEGGEN, On a décapité Sigebert
  • Jean-Luc WAUTHIER, Le manège
  • Evelyne WILWERTH, Les confettis roses


Parution : Namur 2011
Edition : IPW
408 pages
ISBN : 978-2-87522-055-4
Prix TTC EUR : 15.00

16:47 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, wallonie

10/06/2010

L'Opéra de Wallonie démultiplie ses spectateurs grâce à Internet

La volonté du projet :

Rendre la culture accessible à tous est un enjeu de société important. Ce défi est encore plus difficile pour les arts de la scène, et particulièrement pour l'opéra, qui souhaite évidemment que ses spectacles, très coûteux à mettre en scène, soient vus par un maximum de spectateurs malgré la taille limitée de la salle. Il est bien entendu possible de jouer dans des salles de plus grande capacité, souvent au détriment de la qualité, ou de multiplier les représentations. Mais les disponibilités des infrastructures et des artistes sont limitées, et des dates supplémentaires engendrent un surcoût significatif, difficilement conciliable avec des enveloppes budgétaires limitées. De plus, ces efforts risquent de ne pas être payants, le public n'étant pas plus diversifié, sur le plan social et du point de vue de l'âge.

Internet, par nature international et ouvert, peut par contre être un excellent moyen d'atteindre cet objectif. L'Opéra Royal de Wallonie a fiat ce pari. Après avoir été parmi les premiers acteurs culturels wallons à proposer un service de billetterie en ligne voici une dizaine d'années, l'ORW propose depuis février 2010 d'assister en direct à plusieurs de ses spectacles lyriques par le biais d'Internet. En s'adjoignant les services de plusieurs sous-traitants spécialisés, seulement 4 mois ont été nécessaires pour concrétiser ce projet ambitieux.

Il s'agit là d'une première mondiale: aucun opéra ne permettait jusqu'alors de suivre sur Internet, en temps réel, un spectacle culturel de cette envergure, presque comme si on y était.

L'option a été prise d'aller à contre-courant des vidéos généralement très médiocres que l'on peut trouver gratuitement sur Internet, qui ne permettent guère d'apprécier une œuvre lyrique.

Le spectacle proposé en ligne est payant, mais au tarif très démocratique de4 euros (comparable à la consultation d'un film sur une plate-forme de vidéo à la demande). Il peut même être visualisé en direct sans supplément.

La captation est assurée par des professionnels. Des moyens importants sont d'ailleurs déployés pour restituer le spectacle le plus fidèlement possible sur Internet:

  • 6 caméras haute définition,
  • 48 micros: 24 fixes et 24 mobiles (sur les acteurs),
  • 10 techniciens en permanence,
  • 1 régie son et une régie vidéo,
  • 2 serveurs situés dans 2 data-centers différents, en mesure de gérer un grand nombre de connexions simultanées, et 1 serveur de gestion des comptes clients,
  • des espaces de stockage importants (ainsi 100 GB de données doivent être stockés pour chaque spectacle).

Quatre versions sont proposées, su base des deux critères suivants:

  • qualité moyenne, pour les connexions peu rapides, ou plus haute définition,
  • avec ou sans sous-titrages.

Ces 4 versions restent disponibles en ligne pendant un mois après le direct. La version de base des spectacles plus anciens est disponible gratuitement, ce qui permet aisément de se rendre compte du rendu audio-visuel.

L'Opéra de Wallonie plus international et plus proche des jeunes

Cette initiative s'inscrit pleinement dans la politique de l'ORW d'amener l'opéra dans un maximum de foyers, et de s'affranchir du carcan du millier de places physiques disponibles en salle. Après les versions DVD, les retransmissions à la radio et à la télévision, puis le succès rencontré par les diffusions en différé dans des salles de cinéma (La Traviata en 2009), c'est l'internaute que l'on souhaite atteindre, en proposant de regarder très facilement un opéra sur son écran d'ordinateur (et de plus en plus souvent sur un écran plat de salon connecté à l'ordinateur), à un prix nettement moins important qu'en salle.

Grâce à Internet, l'ORW souhaite:

  1. faire connaître ses spectacles à un public plus nombreux au delà des frontières de la Communauté française (en France, Espagne, Italie, etc.),
  2. attirer un public jeune.

Pour faire connaître ce nouveau service, l'ORW a effectué une vaste campagne de communication, en particulier sur Internet.  Il a lancé un blog et l'alimente notamment avec des illustrations d'artistes, mais investit aussi les réseaux sociaux, très fréquentés par le public jeune ciblé.

Les moyens sont à la hauteur des ambitions. Plus de 25000 euros sont investis pour permettre aux internautes du monde entier de suivre le spectacle avec des images et un son de qualité professionnelle (débit de 1000 kbit/s pour la vidéo et 128 kbit/s pour le son).

A terme, l'Opéra souhaiterait multiplier par 5 son audience grâce à Internet. Toutefois, même si Internet devient de plus en plus un média de masse, beaucoup d'efforts de conviction devront être déployés pour atteindre ce résultat. Il faudra d'abord séduire les internautes pour les amener à s'intéresser en plus grand nombre à l'opéra. Et surtout, il convient de les convaincre de payer pour assister au spectacle, alors qu'ils ont pris l'habitude de trouver gratuitement des contenus culturels sur Internet et de s'en satisfaire, même si la qualité est médiocre. Ce défi n'est pas propre à l'opéra, mais est partagé par l'ensemble des producteurs de contenus, qu'il s'agisse d'articles journalistiques, de conseils juridiques, de musique ou de films.

Heureusement les premiers frémissements d'évolution apparaissent. Un basculement plus sensible vers le mode payant pourrait même apparaître prochainement, compte tenu du développement de plateformes de vidéo à la demande. En effet, celles-ci apportent le confort qui manque tant aux solutions actuelles et fédèrent un contenu de plus en plus large, et pourquoi pas bientôt des œuvres lyriques, de même qu'un catalogue d'autres représentations culturelles. On peut en effet supposer que cette initiative fera des émules dans le secteur.

Pour en savoir plus

  • OperaLive 
    Assister de votre ordinateur, en direct, aux représentations lyriques de l'Opera Royal de Wallonie
    http://www.operalive.org

20:44 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : opéra, wallonie, internet

25/03/2009

Le château de Verdenne

Superbe carte postale (épreuve) représentant le Château de Verdenne (ancienne commune, avant fusion, de Marenne).

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22/03/2008

Rue de la Gare à Bourdon

Lorsque vous vous rendez sur les foires aux collections, vous espérez toujours trouver la pièce rare. Vous feuilletez les albums de cartes postales distraitement, rapidement. Et puis tout à coup, votre regard se porte sur une carte en particuliers. Vous croyez reconnaître un coin de village. Pourtant, pas d'indication de lieu, pas de date, pas d'éditeur. Rien!

Vous scrutez les moindres détails. Vous avez peine à y croire et cependant... C'est bien une vue ancienne de la rue de la Gare située à Bourdon.

Un groupe d'une quinzaine de personnes, hommes, femmes et enfants, pose devant l'objectif, les uns debout, les autres accroupis.

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Aujourd'hui, la rue est beaucoup moins animée mais son aspect, en général, n'a guère évolué. On a construit un mur à gauche de la route dont on a sécurisé la traversée par un passage pour piétons. La circulation est tout de même plus dense de nos jours...
Par contre, le décor de fond a énormément changé depuis les années 50. Le "Thiers" a été envahi petit à petit par de belles habitations et la crête a été recouverte de sapins.
Petite parenthèse : le passage à niveau fera bientôt partie de l'histoire ancienne du village. En effet, à deux reprises, la ligne 43 Angleur-Marloie de la SNCB traverse Bourdon. Un premier passage à niveau est situé à l'entrée de la localité, sur la N86. Le second se trouve dans Bourdon, rue de la Gare, sur une route menant à la partie haute du village. Infrabel envisage de les supprimer tous les deux. Objectif : remplacer ces ouvrages par des petits ponts, pour des questions de sécurité. Le premier pont serait bâti sur la Nationale 86, qui enregistre quotidiennement un trafic important, entre Marche-en-Famenne et Hotton. Le second serait lui implanté à proximité des habitations. La construction serait haute de plusieurs mètres, avec pour conséquence de modifier l'environnement immédiat des riverains (La Libre Belgique - 03/01/2008). Nous reviendrons plus tard sur l'évolution des futurs travaux...

Une potale du XVIIIème siècle à Bourdon

Dans le mur de l'école de Bourdon, se trouve une potale en calcaire datée, d'après Le Patrimoine monumental de Belgique, de la 2ème moitié du XVIIIème siècle dont la niche en bâtière aux côtés incurvés, porte à la base "N.D. de Verviers/P.P.N." et est surmontée d'une croix fleurdalisée.

Dans son Histoire des Récollets dans la Province de Luxembourg parue dans les Annales de l'Institut archéologique du Luxembourg, tome LXXXIII, 1952, E. Schonne raconte qu'en 1692 des prodiges extraordinaires se produisirent à Verviers dans la statue de pierre qui surmontait le porche de l'église des Récollets. Une dévotion naquit à Notre-Dame de Verviers, connue aussi sous le nom de Notre Dame des Récollets.

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D'après toujours cet auteur, c'est à l'initiative des Récollets de Durbuy que fut placée à Bourdon cette potale, qui à l'origine, se trouvait en face des écoles et était abritée sous deux tilleuls.